D’après les informations diffusées notamment par franceinfo, ce montant englobe les patrouilles d’avions Rafale, les équipages mobilisés, l’engagement d’une partie importante de la Marine nationale, ainsi que les munitions et le kérosène utilisés dans le cadre des opérations.
Cette estimation intervient dans un contexte de forte mobilisation des forces françaises, marqué par une “suractivité” des moyens déployés sur le terrain, selon la même source au sein de l’exécutif.
La France exclut toute entrée en guerre contre l’Iran
Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé vendredi les parties impliquées dans le conflit à “tout faire” pour éviter une reprise des hostilités, tout en réaffirmant que la France n’envisage pas d’entrée en guerre contre l’Iran.
Dans une interview accordée à BFMTV, le chef de la diplomatie française a insisté sur la ligne de non-engagement militaire de Paris.
“Il n’y a aucune raison pour que la France ou quel qu’autre pays que ce soit entre dans les hostilités”, a-t-il déclaré lors d’une visite à Abou Dhabi.
Il a également souligné que la France n’a pas participé aux opérations militaires depuis le début du conflit, évoquant notamment des objectifs jugés flous et des actions menées en dehors du cadre du droit international.
En outre, Jean-Noël Barrot a évoqué une initiative franco-britannique en vue de la réouverture du détroit d’Ormuz, visant à sécuriser le trafic maritime dans cette zone stratégique grâce à des opérations de déminage et d’escorte. Cette mission, menée en coordination avec plusieurs dizaines de pays, est actuellement en phase finale de planification.
“Réunir plus de 50 pays pour déployer sur place des capacités de déminage et d’escorte des navires, c’est beaucoup de travail”, a-t-il expliqué, soulignant que les préparatifs sont suffisamment avancés pour permettre une intervention rapide le moment venu.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité de garantir la libre circulation dans cette voie maritime clé, affirmant que “le détroit d’Ormuz doit être libéré” et ne saurait faire l’objet d’aucune entrave.
Pour rappel, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, entraînant une riposte de Téhéran contre des alliés américains dans le Golfe ainsi que la fermeture du détroit d’Ormuz.
Un cessez-le-feu a ensuite été annoncé le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, suivi de discussions organisées à Islamabad les 11 et 12 avril, sans qu’un accord définitif ne soit conclu.
Enfin, le président américain Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve, à la demande du Pakistan, sans fixer de nouveau calendrier.








