L’agression s’est déroulée mardi 28 avril 2026 vers 17h45, près du Cénacle sur le Mont Sion, à proximité du tombeau présumé du roi David.
Selon le directeur de l’EBAF, le père Olivier Poquillon, l’homme a projeté la religieuse au sol avec force depuis l’arrière, puis lui a asséné un coup de pied alors qu’elle était à terre.
La victime a subi des contusions et des bleus au visage et à la tête, mais ses jours ne sont pas en danger.
La police a arrêté le suspect le jour même. Il est interrogé pour agression avec suspicion de mobile raciste ou religieux. L’homme portait des vêtements typiques des juifs religieux, dont des tsitsit, qui sont des tresses rituelles, composées de quatre fils noués, attachées aux quatre coins des vêtements.
Le Consulat général de France à Jérusalem a fermement condamné l’attaque dans un communiqué, souhaitant un prompt rétablissement à la victime et demandant que l’auteur soit traduit en justice.
Cet incident relance les préoccupations sur la hausse des violences contre les chrétiens à Jérusalem.
Des cercles de juifs extrémistes s’en prennent régulièrement aux religieux chrétiens, motivés par un rejet profond du christianisme, perçu comme de l’idolâtrie, et par une idéologie messianique visant à “judaïser” davantage la Vieille Ville en rendant la présence chrétienne visible insupportable.
Ces actes sont souvent commis dans un sentiment d’impunité, renforcé par la faible réactivité judiciaire dans certains cas passés et par la montée en influence des partis d’extrême droite religieuse au sein du gouvernement israélien ces dernières années.
Ils s’inscrivent dans un schéma récurrent de harcèlements, crachats et agressions, même si les autorités condamnent ces violences.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié l’acte d’”abject” et réaffirmé son engagement à protéger la liberté de culte pour toutes les religions.













