"En cette période troublée nous suivons une ligne claire, cette ligne reste fondée sur l'Otan et un partenariat transatlantique fiable. Vous le savez, ce partenariat transatlantique nous tient particulièrement à cœur, à nous tous, et à moi personnellement", a-t-il dit, au cours d'un déplacement pour observer des manœuvres de l'armée de terre allemande à Munster (ouest).
Le chancelier a aussi jugé que l'armée allemande apportait sa pierre à l'édifice d'une "Otan forte et unie", notamment sur "des sites stratégiques en Allemagne aux côtés des États-Unis".
Il s'est cependant gardé de répondre directement à Trump, qui, la veille, disait envisager une réduction des forces armées américaines stationnées en Allemagne, dans la foulée de premiers propos vindicatifs contre le chancelier allemand à propos de la guerre en Iran.
"Une décision sera prise très prochainement", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Merz avait suscité la colère du dirigeant américain lundi, en jugeant que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran et que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale.
L'Allemagne abrite quelque 35.000 soldats américains, et la base militaire de Ramstein (ouest) est d'une grande importance pour les déploiements américains au Moyen-Orient.
Les États-Unis stockent aussi des armes nucléaires à Büchel (ouest). A Stuttgart, on trouve le commandement américain pour l'Europe et l'Afrique, tandis que Grafenwöhr en Bavière accueille un vaste terrain d'entraînement et Landstuhl abrite un vaste centre hospitalier de l'armée américaine.
Depuis la fin de la Guerre froide, la présence américaine en Allemagne a été considérablement réduite, mais elle reste un pilier de la politique de sécurité de l'Allemagne, en particulier dans le contexte de la menace russe croissante depuis l'invasion de l'Ukraine.
Elle représente aussi des milliers d'emplois et de contrats pour une économie allemande en panne.
Lors de son premier mandat, en 2020, Trump avait déjà menacé de ramener le nombre de militaires à 25.000, jugeant les dépenses militaires de l'Allemagne trop faibles. Mais après sa défaite électorale, son successeur, Joe Biden, n'avait pas donné suite à ce plan.
















