La menace n’est pas nouvelle. Ce mercredi, le président américain a relancé ce projet maintes fois évoqué : "une décision sera prise très prochainement", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Mais cette fois, le président américain cible spécifiquement l’Allemagne. La présence militaire américaine y est très importante, notamment, et il y a quelques jours, le chancelier allemand a jeté un pavé dans la mare. Friedrich Merz a asséné que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran. En réaction, Donald Trump avait accusé mardi Friedrich Merz de "ne pas savoir de quoi il parlait".
Plus tôt dans la journée de mercredi, Merz a balayé les rumeurs de tensions entre les deux pays, affirmant que ses relations avec Trump restaient “aussi bonnes que jamais”, mais il semble que la déclaration de ce jour montre qu’il n’en est rien.
Cette nouvelle déclaration relance le débat sur le retrait américain de l’OTAN, car c’est à ce titre que les États-Unis ont plusieurs bases en Europe.
Trump n'a cessé de critiquer l'OTAN tout au long de ses deux mandats, accusant ses membres de “profiter” des États-Unis en ne consacrant pas suffisamment de moyens à leurs budgets de défense. Ces dernières semaines, il a été fâché par le refus européen de rejoindre son opération militaire contre l’Iran et son appel à venir militairement “débloquer” le détroit d’Ormuz.

Un retrait de troupes plutôt qu’un retrait de l’OTAN ?
Le 1er avril, Trump a déclaré qu’il envisageait “sans aucun doute” de se retirer de l’Alliance transatlantique en raison du refus des alliés européens de participer à la guerre américano-israélienne contre l’Iran et de contribuer à sécuriser le détroit d’Ormuz, vital sur le plan économique.
Une telle décision est jugée peu probable en raison d’une loi américaine adoptée en 2024 qui empêche un président de se retirer de l’OTAN sans une majorité des deux tiers au Sénat ou une loi du Congrès. Le retrait des troupes en Allemagne serait un moyen d’affaiblir l’OTAN sans aller jusqu’à un retrait pur et simple. Reste que les bases américaines en Europe ont été, ces dernières semaines, de première importance dans le dispositif de guerre contre l’Iran. Des avions de chasse ont effectué des centaines de vols depuis Ramstein, par exemple.

Les États-Unis comptent plus de 68 000 militaires en service actif en Europe, selon les données du Defense Manpower Data Center (DMDC). L'Allemagne accueille le plus grand contingent, avec plus de 35 000 soldats en 2024, selon le Congressional Research Service. Les médias allemands estiment ce chiffre à environ 50 000.











