La tentative de relance du dialogue entre les États-Unis et l’Iran a tourné court. En déplacement à Islamabad, J. D. Vance, le vice-président américain, a annoncé ce dimanche matin, lors d’une brève conférence de presse, l’échec des négociations engagées ces derniers jours.
"Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les États-Unis d'Amérique", a dit l’officiel américain.
Après vingt et une heures de discussions d’une intensité inédite entre Téhéran et Washington, destinées à trouver une issue au conflit qui secoue la région depuis six semaines, Vance a quitté, ce dimanche peu après 7 heures (heure locale) le lieu des négociations au Pakistan sans qu’aucun accord n’ait été trouvé.
Selon lui, Téhéran aurait refusé de s’engager clairement à renoncer à toute ambition de se doter de l’arme nucléaire, un point jugé central par Washington. Cette absence de garanties aurait conduit à l’impasse des discussions, alors que la communauté internationale espérait une désescalade rapide.
Du côté iranien, le récit diffère sensiblement. La télévision d’État a accusé les États-Unis d’avoir formulé des “exigences déraisonnables”, estimant que celles-ci ont bloqué toute avancée diplomatique.
Ces divergences illustrent une fois de plus la profondeur du fossé entre les deux parties, notamment sur la question sensible du programme nucléaire iranien, au cœur des tensions régionales.

Islamabad appelle à préserver le cessez-le-feu
Dans ce climat tendu, le Pakistan a rapidement réagi. Les autorités d’Islamabad ont exhorté Washington et Téhéran à respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu, appelant à éviter toute nouvelle escalade militaire.
"Il est impératif que les parties continuent à respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu", a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, dont le pays a été l'hôte des négociations et a servi de médiateur.
"Le Pakistan a joué et continuera à jouer son rôle pour faciliter le dialogue entre la République islamique d'Iran et les États-Unis d'Amérique dans les jours à venir", a assuré le ministre.
Au-delà d’un simple appel à la retenue, cette réaction traduit les préoccupations de la communauté internationale, de plus en plus attentive à l’évolution de la crise. La fragilité du cessez-le-feu alimente les craintes d’un basculement rapide vers une confrontation ouverte, dont les conséquences dépasseraient largement le cadre bilatéral pour affecter l’ensemble de la région, voire au-delà.













