MOYEN-ORIENT
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Détroit d'Ormuz: Téhéran met en garde Paris et Londres contre toutes opérations de déminage
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que ces deux pays s'étaient entretenus avec l'Iran à ce sujet.
Détroit d'Ormuz: Téhéran met en garde Paris et Londres contre toutes opérations de déminage
Téhéran a averti le Royaume-Uni et la France de ne mener “en aucun cas” des opérations de déminage

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que Téhéran avait averti le Royaume-Uni et la France de ne mener “en aucun cas” des opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz, affirmant que les deux pays avaient informé l'Iran de leur projet dans le cadre d'une coalition réunissant une trentaine de pays.

Le vice-ministre a averti que si une flotte s'approchait du détroit d'Ormuz dans ce but, ou que des équipements ou tout navire destiné à une opération de déminage étaient amenés dans la zone, ceux-ci constitueraient des « cibles légitimes » pour l'Iran.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a également déclaré que le déminage du détroit d'Ormuz relève de la responsabilité exclusive de l'Iran, conformément à l'article 5 du mémorandum d'entente (memorandum of understanding).

“Le détroit d’Ormuz fait partie de la sécurité de l’Iran et constitue une capacité ainsi qu’un moyen de défense du pays”, a-t-il souligné.

Gharibabadi a également déclaré que la politique de l'Iran est que le détroit d'Ormuz ne revienne jamais à son état d'avant-guerre. Il a souligné que si l'Iran avait ouvert la voie sud du détroit, il n'aurait plus du tout pu exercer sa souveraineté sur celui-ci.

Il a ajouté que l'Iran ne s'inquiète d'aucune action visant à stabiliser sa souveraineté sur le détroit, “pas même d'une éventuelle reprise de la guerre”.

Ces propos interviennent après que Macron avait affirmé en juin que “le droit de passage en transit sans entrave, sans redevance, à travers le détroit d'Ormuz” constituait “la pierre angulaire” de l'accord entre Washington et Téhéran.

Il avait également annoncé qu'une coalition multinationale, cofondée par la France et le Royaume-Uni, était “prête” à faciliter la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en protégeant les navires marchands. 

“Une vingtaine de pays ont d'ores et déjà indiqué leur engagement ferme à contribuer à une telle opération”, avait-t-il précisé, lors du sommet du G7 d'Évian.

Mi-juin, Jean-Noël Barrot avait indiqué que la Marine nationale n'avait pas encore entamé d'opérations de déminage en raison de la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.

“Nous sommes prêts à le faire à condition que le calme revienne”, avait-t-il déclaré.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, avait déjà affirmé plus tôt que la position de Téhéran concernant le détroit d'Ormuz “est claire”, réitérant son opposition à toute intervention extérieure dans cette zone.

SOURCE:TRT français et agences