S'exprimant au nom de la délégation américaine, l'ambassadeur adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, Dan Negrea, a expliqué que cette sortie constituait une protestation contre ce qu'il a qualifié de “posture hypocrite” de la France.
“Un membre de ce Conseil joue l'indignation morale et prétend donner des leçons à tout le monde sur tous les sujets, que ce soit concernant le conflit dont nous discutons encore aujourd'hui ou des questions liées à la paix et la sécurité, comme les droits humains. C'est pour cela que nous sommes sortis lors de l'intervention de la France”, a-t-il déclaré.
Selon lui, cette attitude de Paris est devenue “lassante”.
Cette réaction intervient après un vote organisé vendredi à l'Assemblée générale des Nations unies sur le renouvellement du mandat du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk.
Les États-Unis figuraient parmi les dix États ayant voté contre ce renouvellement, aux côtés notamment de la Russie, de la Corée du Nord, du Nicaragua et du Mali.
À la suite de ce scrutin, la mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève avait publié un message sur le réseau social X critiquant vivement la position américaine.
“Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus”, avait écrit la représentation française en anglais.
Cet échange public marque un nouvel épisode de tensions diplomatiques entre Paris et Washington autour des questions de droits humains au sein des instances des Nations unies.





















