Accueilli à l’aéroport international de Damas par le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, Antonio Guterres doit rencontrer le président Ahmad al-Charaa, de hauts responsables syriens, des représentants de la société civile ainsi que des membres du nouveau Parlement de transition.
Il s’agit de la première visite d’un secrétaire général de l’ONU depuis celle de Ban Ki-moon en 2009, soit deux ans avant le début de la guerre civile syrienne.
Le conflit a fait plus d’un demi-million de morts et déplacé des millions de personnes avant le renversement du dirigeant du régime, Bachar al-Assad, en décembre 2024.
Soutien à la transition syrienne
Le chef de l’ONU devrait réaffirmer le soutien des Nations unies à la transition politique et aux efforts de reconstruction de la Syrie, à un moment que l’envoyé spécial de l’ONU, Claudio Cordone, qualifie de “période décisive” dans l’histoire du pays.
Outre ses entretiens avec les responsables gouvernementaux, Antonio Guterres rencontrera des organisations de la société civile ainsi que des associations engagées en faveur des droits des femmes, soulignant l’implication de l’ONU au-delà des seules institutions étatiques.
Accent sur la sécurité régionale
Antonio Guterres doit également se rendre auprès de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD/UNDOF) sur le plateau du Golan occupé par Israël, où les Casques bleus surveillent la ligne de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël depuis 1974.
Cette visite intervient alors que la Syrie cherche à renouer avec la communauté internationale et à stabiliser le pays après plus d’une décennie de guerre et de bouleversements politiques.




















