Le trafic ferroviaire est interrompu ce dimanche 26 juillet au sud de Bordeaux en raison de la progression de l’incendie, selon la SNCF. À la demande de la préfecture, la circulation est coupée vers Arcachon et jusqu’à Morcenx, en direction de Dax et de Mont-de-Marsan, a précisé l’entreprise de transport. Tous les trains empruntant la ligne ferroviaire qui relie Bordeaux à Hendaye ont été supprimés jusqu’à 10 heures. Certains trains, dont les TGV qui relient Paris à Hendaye, sont supprimés jusqu’à 15 heures.
La fermeture de l’autoroute A63, axe majeur du trafic entre le nord de l’Europe et la péninsule Ibérique, concerne le tronçon entre l’échangeur 17 de Liposthey et l’échangeur 24 de Cestas, dans le sens sud-nord ; et entre la rocade de Bordeaux et Marcheprime, dans le sens nord-sud.
L’incendie qui a embrasé les pourtours du bassin d’Arcachon et menace désormais les abords de la métropole de Bordeaux a ravagé 42 000 hectares, a annoncé dimanche la préfecture de la Gironde, qui a évacué au total 220 000 personnes depuis mercredi.
"À 4 h ce dimanche 26 juillet, l’estimation de la surface brûlée est de 42 000 hectares", a déclaré la préfecture dans sa boucle de communication aux médias, précisant que l’autoroute A63 entre Bordeaux et l’Espagne était fermée sur 60 km.
Ce feu figure déjà parmi les plus importants répertoriés en France depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1949, le grand incendie qui avait embrasé la forêt des Landes de Gascogne, le plus meurtrier jamais vu en France, avait ravagé environ 50 000 hectares.
Avec l’évacuation, dans la nuit, de nouvelles communes situées au sud-est du bassin ou proches de la métropole — Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas —, soit 55 000 personnes, ce sont désormais 220 000 personnes au total qui ont été évacuées en Gironde, soit l’une des plus grandes évacuations jamais organisées en France à la suite d’incendies.
"La ville est heureusement déserte (...) Nous avons quelques personnes qui n’ont pas voulu évacuer leur maison. Nous avons tenu un listing, bien évidemment en lien avec la préfecture", a déclaré sur BFMTV Jérôme Steffe, maire de Cestas, commune de 17 000 habitants située dans le sud-ouest de la métropole bordelaise.
"Ce feu est imprévisible et, à chaque fois qu’on croit avoir remporté une bataille, malheureusement, il nous surprend de la pire des façons qui soit. Et donc, malheureusement, aucune date de retour aujourd’hui ne peut être annoncée", a-t-il ajouté. "Aujourd’hui, il est impossible de dire où s’arrêtera le feu."
Propagation rapide
Dans un point de situation à 2 h du matin, la préfecture avait évoqué une "propagation rapide de l’incendie" en début de nuit, liée "à la végétation sèche" et au "vent, avec des rafales pouvant atteindre 40 km/h".
"À 20 h, un phénomène de pyrocumulonimbus a ainsi pu être observé. Aussi, les sauts de feu ont constitué un vecteur important de propagation de l’incendie", a-t-elle écrit.
Selon une cartographie de la progression de l’incendie diffusée dans la nuit par les autorités, le feu s’est orienté vers le sud-est, en direction de Marcheprime, localité située sur la ligne SNCF entre Bordeaux et Arcachon.
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