Citant des responsables iraniens et irakiens proches du dossier, le journal a indiqué qu’al-Zaidi avait transmis cette proposition lors d’une visite à Téhéran, après avoir récemment rencontré le président américain Donald Trump à la Maison Blanche.
Selon l’article, les détails de la proposition restaient flous, mais des responsables iraniens l’ont décrite comme la seule proposition actuellement sur la table.
Téhéran l’aurait rejetée, auraient-ils déclaré, car elle ne résolvait pas la question du contrôle du détroit d’Ormuz.
Ce voyage constituait la première visite officielle d’al-Zaidi en Iran depuis son entrée en fonction en mai. Accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau, il a rencontré le président Massoud Pezechkian ; les deux parties ont discuté des relations bilatérales, de l’évolution de la situation régionale et des efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité.
Des responsables iraniens ont indiqué que les discussions avaient également porté sur la mise en œuvre d’accords signés précédemment, les deux gouvernements appelant à une coopération plus large dans les domaines du commerce, de l’énergie, des transports et des affaires régionales.
Selon les médias iraniens, al-Zaidi a également rencontré le négociateur en chef de l’Iran et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
L’article indique que les responsables iraniens se préparent à l’éventualité d’un conflit plus vaste si Donald Trump mettait à exécution ses menaces de frapper Téhéran et d’autres infrastructures critiques.
Deux responsables iraniens lui avaient confié que de telles attaques inciteraient Téhéran à étendre la guerre à l’échelle régionale, notamment en prenant pour cible Tel-Aviv et en demandant au groupe houthi du Yémen de fermer le détroit de Bab al-Mandab, selon le journal.
Les forces américaines ont lancé des frappes contre des cibles iraniennes pour la 13e nuit consécutive tôt vendredi matin, a annoncé le Commandement central américain (CENTCOM).
Les autorités iraniennes ont estimé à 53 le nombre de morts causées par les frappes américaines en cours, et à 592 le nombre de blessés, mercredi.
Les tensions régionales se sont intensifiées au cours des deux dernières semaines après que Trump a annoncé, le 8 juillet, que le cessez-le-feu prévu dans le protocole d’accord conclu le mois dernier entre les États-Unis et l’Iran n’était plus en vigueur.
Depuis lors, les États-Unis et l’Iran se sont livrés à des frappes réciproques, Washington visant des sites à l’intérieur de l’Iran tandis que Téhéran affirme avoir attaqué des installations et du matériel militaires américains dans plusieurs pays de la région.
Cette confrontation a perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, menacé l’approvisionnement énergétique mondial et entraîné des fermetures intermittentes de l’espace aérien ainsi que des avertissements de plus en plus fréquents concernant des attaques contre des installations et des intérêts américains au-delà du Moyen-Orient.






















