Dans un communiqué publié mardi, l’avocat, Me Rafik Chekkat, a affirmé que la décision du préfet repose sur des éléments "insuffisants, imprécis et non étayés", ainsi que sur des "raisonnements par analogie" et des "contresens sur des versets du Coran".
Selon lui, cette mesure porte atteinte à la liberté de religion, à la liberté d'expression, au droit de propriété et au principe de laïcité.
L'association gestionnaire a saisi le juge des référés afin de demander la suspension de l'arrêté du préfet, a annoncé Me Rafik Chekkat. Dans l'attente de la décision du tribunal administratif, la mosquée reste ouverte, selon le communiqué de la défense.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis a annoncé lundi la fermeture administrative de la mosquée Attaqwa, invoquant l'article L. 227-1 du code de la sécurité intérieure.
Les autorités reprochent au lieu de culte la diffusion de propos et de contenus constituant, selon elles, une “provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination”, ainsi qu'une “apologie du terrorisme”.
Ces dernières années, la France ne cesse de multiplier les fermetures administratives et les procédures visant des mosquées, une politique que de nombreux représentants du culte musulman et des associations dénoncent comme contribuant à renforcer un sentiment d'islamophobie au sein des musulmans.





















