Étonnant, mais pas totalement surprenant tant la nouvelle administration américaine est devenue très stricte sur les demandes de visas, et tout particulièrement à l’égard de l’Afrique. L'ambassade des États-Unis à Dakar a rejeté en tout huit demandes de visa de dirigeants sénégalais.
Dans un premier temps, six dirigeants, dont le quatrième vice-président de la Fédération sénégalaise de football, Amadou Kane, ont vu leur demande de visa rejetée par l'ambassade américaine à Dakar. L’information a été publiée par le journal sénégalais L’Observateur. Moussa Mbaye, président du Stade de Mbour et membre du comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football, était également concerné. Ce jeudi, deux nouveaux dirigeants de la FSF ont vu leur demande rejetée.
Les Lions de la Teranga risquent de se rendre à la Coupe du monde sans plusieurs dirigeants. La Fédération sénégalaise de football avait déposé une demande groupée auprès de l'ambassade des États-Unis. Elle promet de demander aux autorités américaines de revoir leur décision.
Quid des supporters sénégalais?
Les supporters sénégalais déposent habituellement entre 800 et 1 000 demandes de visa lors des Coupes du monde. Donald Trump, le président des États-Unis, et Gianni Infantino, le président de la FIFA, ont annoncé en novembre 2025 la mise en place du "FIFA PASS" pour les détenteurs de billets pour la Coupe du monde 2026. Concrètement, ce sont des créneaux d’entretien de visa accélérés dans les consulats américains.
Mais le second obstacle pour les supporters de l'équipe nationale sénégalaise sera le coût du voyage. Les supporters sénégalais, comme ceux de 49 autres nations majoritairement africaines, sont soumis à une caution de 15 000 dollars imposée par le gouvernement américain pour entrer sur le territoire des États-Unis. Cette caution est remboursable uniquement si le visiteur quitte le territoire américain avant l’expiration de son visa, mais elle s’ajoute aux coûts déjà élevés du tournoi, entre des billets jugés chers, le transport et l’hébergement. Tout cela rend le déplacement particulièrement difficile pour de nombreux supporters.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait pourtant promis un tournoi "le plus inclusif de l’histoire", ce qui sera sans doute sans les supporters africains. C’était aussi sans compter les décisions erratiques du président Donald Trump et les dérapages de la police de l’immigration, qui ont créé un climat difficile.
















