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France: le gouvernement ouvre le débat sur une hausse des frais d'inscription à l’université
Le ministre de l'Enseignement supérieur souhaite que la campagne présidentielle permette de débattre du financement des universités, après un rapport proposant notamment une forte hausse des droits d'inscription.
France: le gouvernement ouvre le débat sur une hausse des frais d'inscription à l’université
Le ministre français de l'Enseignement supérieur a souhaité que la campagne présidentielle ouvre un débat sur le financement des universités

Le ministre français de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a souhaité mercredi que la campagne présidentielle ouvre un débat sur le financement des universités, estimant qu'il fallait “réfléchir à des mécanismes contributifs de la part des étudiants qui peuvent se le permettre”, alors qu'un rapport remis au gouvernement propose notamment une forte hausse des droits d'inscription afin de garantir la soutenabilité du modèle universitaire.

“On voit bien qu'on a besoin de plus d'argent dans les universités. Il faut donc augmenter les efforts publics, tout en réfléchissant à des mécanismes contributifs de la part des étudiants qui peuvent se le permettre”, a déclaré le ministre lors de la présentation des conclusions des Assises du financement des universités, disant souhaiter que “ce débat puisse s'ouvrir” à l'occasion de la campagne présidentielle.

Le rapport, remis à l'issue de cinq mois de travaux par Jérôme Fournel et Gilles Roussel, estime que le modèle de financement actuel “ne sera plus soutenable d'ici à 2030” sans réforme.

Il propose de porter les droits d'inscription à 900 euros par an en licence et 1.300 euros en master, contre respectivement 178 et 254 euros aujourd'hui. Selon les auteurs, cette mesure permettrait de dégager environ 1,5 milliard d'euros supplémentaires et de porter la part des droits d'inscription à 10 % des recettes des universités, contre 2,7 % actuellement.

Deux scénarios sont envisagés: une hausse progressive sur cinq ou six ans ou une application immédiate.

Les rapporteurs soulignent toutefois que la subvention pour charge de service public, qui représente 76 % des ressources des universités, doit demeurer la principale source de financement des établissements et évoluer au moins au rythme de l'inflation.

Ils préconisent également une diversification des recettes, un renforcement de l'autonomie des universités en matière de ressources humaines, de patrimoine immobilier et d'offre de formation, ainsi qu'une contractualisation accrue avec l'État.

Le rapport relève que, malgré une hausse de 26 % des financements publics entre 2018 et 2025, la situation financière des universités continue de se dégrader, avec un recul de 145 % du résultat financier et de 37 % de la capacité d'autofinancement sur la période.

Philippe Baptiste a également estimé que si l'État renonçait à fixer les capacités d'accueil des universités, il faudrait revoir le principe selon lequel le baccalauréat ouvre automatiquement l'accès à l'université. Les auteurs du rapport ont précisé que cette question ne faisait pas partie de leurs travaux.

SOURCE:TRT français et agences