La justice avait été saisie cette semaine par les organisateurs de la marche, après l'interdiction de la manifestation par le préfet de police de Paris. Contrairement à l'année dernière, les juges des référés ont confirmé l'interdiction.
La préfecture de Paris avait mis en avant le risque d’affrontements avec l’extrême gauche, certains groupes antifa avaient annoncé des contre-manifestations. Quelques mois après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, tabassé à mort par un groupe d’extrême gauche, la situation semblait risquée, avait plaidé la préfecture, et le tribunal est allé dans le même sens.

La préfecture avait également mis en avant l’ambiance et les gestes observés lors des précédentes manifestations. Entre visages cagoulés, emblèmes nazis et saluts nazis, la manifestation du "Comité du 9-Mai" a déclenché à chaque fois de vives critiques des autorités, et ces agissements passés ont également été évoqués par les juges du tribunal administratif pour justifier leur rejet du recours contre l’annulation.
Deux ans de suite, la préfecture avait interdit la manifestation du 9 mai, mais par deux fois le tribunal administratif avait annulé cette décision administrative.
Le Comité du 9-Mai avait déclaré "une marche silencieuse" pour samedi en l'honneur du militant d'extrême droite ultranationaliste Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994. Le jeune homme s'était réfugié sur le toit d'un immeuble de Paris pour échapper à la police avant de faire une chute mortelle.
















