Ces incarcérations représentent une hausse de 134% par rapport à la normale, selon la Chancellerie.
Depuis le 8 juin, environ 1 700 informations judiciaires, confiées à des juges d'instruction, ont également été ouvertes, soit une progression de 271% par rapport à la même période de l'année précédente, précise le ministère.
Le 8 juin, Gérald Darmanin avait demandé à l'ensemble des parquets de procéder à un réexamen des plaintes concernant des violences sexuelles sur mineurs, après la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le violeur présumé avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes restées sans suite.
La Chancellerie assure que cette mobilisation “ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame” et traduit une évolution “structurelle et durable” de la politique pénale en matière de protection des mineurs.
Par ailleurs, un projet de loi consacré à la protection des enfants, adopté le 21 juillet par l'Assemblée nationale, comprend plusieurs mesures visant notamment à renforcer la lutte contre la pédocriminalité et à répondre aux défaillances récemment mises en lumière dans la protection des mineurs.
Le texte doit être examiné par le Sénat à la fin du mois d'octobre.





















