FRANCE
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Marine Le Pen face à la justice: la classe politique française divisée
La Cour d'appel de Paris rend sa décision ce mardi dans le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national. L'avenir politique de Marine Le Pen se joue aujourd'hui et ce matin les commentaires politiques suivent une ligne droite-gauche
Marine Le Pen face à la justice: la classe politique française divisée
La fondatrice du RN a été condamnée en première instance pour détournement de fonds

La décision doit être annoncée vers 13 h 30 (heure de Paris). Ses avocats ont demandé la relaxe de la cheffe de file du Rassemblement national, mais les procureurs ont requis une condamnation à quatre ans d'emprisonnement, dont un an ferme aménagé sous la forme d'une détention à domicile sous surveillance électronique, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

Si elle est relaxée, Marine Le Pen pourra se présenter à l'élection présidentielle. Si la Cour suit les réquisitions du parquet, elle ne le pourra pas. Les juges peuvent également prononcer une peine inférieure aux réquisitions.

Tout reste donc possible. Marine Le Pen a toutefois été claire : elle refuse de se lancer dans une campagne présidentielle avec un bracelet électronique à la cheville.

Mais à quelques heures de la décision, les partis politiques français se divisent. Pour une partie de la droite, une condamnation de Marine Le Pen constituerait un déni de démocratie, malgré la gravité des faits reprochés et les sommes d'argent indûment perçues.

Si le président des Républicains a choisi la retenue, Bruno Retailleau appelle la justice à être "impartiale" et à dire "si oui ou non elle est coupable".

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Wauquiez en défenseur de Marine

À l'inverse, Laurent Wauquiez, député LR et président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale, a décidé de revêtir les habits de défenseur de l'élue du RN. Ce matin, sur CNews-Europe 1, il a déclaré que si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à l'élection présidentielle, ce serait "le signe d'une crise de la démocratie".

"Il est toujours plus sain que ce soit le débat politique qui tranche", affirme-t-il.

À gauche, on préfère rappeler les déclarations passées du parti d'extrême droite en faveur d'une vie politique exemplaire et d'une justice ferme.

Sur France 2 ce matin, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est souvenu du slogan de l'extrême droite : "Tête haute, mains propres". "Eh bien, il est temps de montrer qu'effectivement, quand la justice passe, l'extrême droite obtempère", a-t-il conclu.

Ce week-end, les Insoumis semblent avoir changé de ligne sur cette question. Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a déclaré sur BFMTV que "si Marine Le Pen ne voulait pas être condamnée, le mieux était de ne pas faire ce qu'on lui reproche".

Après la condamnation en première instance, Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis, avait créé la surprise en affirmant qu'un élu ne devrait pas être révoqué par la justice, mais uniquement par une décision populaire.

Le 31 mars dernier, Marine Le Pen a été condamnée pour "détournement de fonds publics". Elle a écopé d'une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables sous bracelet électronique, de 100 000 euros d'amende ainsi que d'une peine de cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

SOURCE:TRT français et agences