Dans un communiqué publié vendredi, le ministère syrien de l'Intérieur a indiqué que les forces de sécurité intérieure avaient mené une “opération de sécurité spéciale”, fondée sur un travail de surveillance et de renseignement, ayant conduit à l'arrestation de Dhiab.
Le ministère a présenté Ali Saleh Dhiab comme “l'un des principaux officiers” de l'appareil militaire et sécuritaire de l'ancien régime. Il a dirigé la branche du renseignement militaire à Qamichli entre 2008 et 2018.
Selon les autorités, son nom est associé à des “violations systématiques et à des crimes”. Il était réputé proche de plusieurs hauts responsables des services de sécurité sous le régime Assad.
Les premières investigations indiquent qu'il était chargé de traquer et d'arrêter un grand nombre de jeunes dans les provinces de Hassaké et de Qamichli, avant de les transférer vers la tristement célèbre branche 235 des services de renseignement et la prison de Sednaya, toutes deux connues pour les actes de torture et les graves violations des droits humains qui y auraient été commis.
Le ministère de l'Intérieur a précisé que cette arrestation s'inscrivait dans le cadre des efforts en cours pour retrouver les personnes impliquées dans des crimes commis contre des civils et les traduire en justice.
Cette arrestation intervient alors que le nouveau gouvernement syrien poursuit sa campagne visant à retrouver d'anciens responsables et membres du régime Assad accusés de violations commises contre des civils entre 2011 et 2024.




















