MOYEN-ORIENT
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Le président Aoun appelle les États-Unis à soutenir le Liban après l'accord avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun a exhorté samedi les États-Unis à continuer de soutenir son pays à la suite du récent accord-cadre, parrainé par Washington, conclu avec Israël et destiné à mettre un terme définitif aux hostilités israéliennes.
Le président Aoun appelle les États-Unis à soutenir le Liban après l'accord avec Israël
Le chef de l'État libanais a également exprimé l'espoir que le Liban puisse “tourner la page des guerres"

L'accord, conclu à Washington, prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban ainsi que le déploiement de l'armée libanaise dans cette région, en commençant par deux zones “pilotes”.

Le Hezbollah a rejeté cet accord, qui ne fixe aucun calendrier pour le retrait des troupes israéliennes.

Dans un message de félicitations adressé au président américain Donald Trump à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, Joseph Aoun a appelé Washington à “continuer de soutenir le Liban, ses droits et ses causes légitimes, ainsi que ses institutions, son armée et son peuple”.

Le chef de l'État libanais a également exprimé l'espoir que le Liban puisse “tourner la page des guerres (…) et ouvrir un nouveau chapitre d'espoir, de paix et de stabilité”.

À l'occasion de cette même fête nationale, l'ambassade des États-Unis au Liban a déclaré sur X : “C'est avec une grande fierté que nous nous tenons aux côtés du peuple libanais alors qu'il construit un avenir meilleur, fait de paix, de prospérité et de promesses longtemps attendues”.

L'invasion israélienne du Liban

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, lorsque Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre l'Iran, tuant son Guide suprême, Ali Khamenei, ce qui a conduit le Hezbollah à tirer des missiles sur des positions israéliennes.

Israël a riposté par de violents bombardements aériens et une offensive terrestre dans le sud du Liban, où ses forces occupent toujours plusieurs secteurs proches de la frontière.

Un accord signé le mois dernier entre Téhéran et Washington pour mettre fin au conflit régional a également instauré un cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur le 21 juin.

Quelques jours plus tard, le Liban et Israël se sont accordés sur un cadre de négociation soutenu par les États-Unis, destiné à ouvrir la voie à une cessation permanente des hostilités.

Déplacements massifs de population

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies a indiqué cette semaine que plus de 640 000 personnes déplacées avaient regagné leur domicile depuis le 22 juin.

Les autorités libanaises estiment que la guerre a fait environ 4 300 morts et contraint plus d'un million de personnes à fuir leur foyer.

Toutefois, de nombreux habitants restent dans l'impossibilité de regagner les villes et villages situés près de la frontière sud, où les troupes israéliennes sont toujours déployées et où de nombreuses localités ont subi d'importantes destructions.

En visite samedi dans le sud du pays, notamment dans la ville de Nabatieh, gravement endommagée, la ministre des Affaires sociales, Haneen Sayed, a déclaré que les autorités travaillaient à un plan comprenant notamment “l'installation de logements préfabriqués et le versement d'aides au paiement des loyers” afin de permettre aux habitants de rentrer chez eux ou de s'installer dans des zones voisines.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de mener des frappes ponctuelles dans le sud du Liban.

L'Agence nationale d'information libanaise (NNA) a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Mansouri, samedi, avait fait un blessé. Elle a également signalé des bombardements d'artillerie israéliens dans d'autres secteurs du sud du pays.

SOURCE:TRT français et agences