Téhéran a condamné une nouvelle série de sanctions économiques et commerciales imposées par les États-Unis à l'Iran, les qualifiant de "terrorisme économique".
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère iranien des Affaires étrangères a décrit ces sanctions comme "la poursuite de 73 années d'hostilité et d'animosité des responsables politiques américains à l'égard du peuple iranien".
"Les sanctions économiques américaines contre l'Iran, qui ciblent les droits humains fondamentaux de citoyens iraniens, constituent du terrorisme économique et un crime contre l'humanité", a déclaré le ministère.
Les responsables qui élaborent et mettent en œuvre de telles mesures, a-t-il ajouté, "méritent d'être poursuivis et punis pour avoir commis de tels crimes odieux".
"Des exigences illégitimes et inhumaines"
Selon le ministère, les nouvelles sanctions interviennent après ce qu'il a décrit comme deux "guerres américano-sionistes contre l'Iran" et après l'échec de Washington à contraindre le peuple iranien à se soumettre à des "exigences illégitimes et inhumaines".
Il a également qualifié la pression économique américaine d'"autre face de la guerre", affirmant que le recours de Washington à ces deux méthodes constituait une menace pour la paix et la sécurité mondiales.
L'Iran reste "ferme et déterminé" à défendre ses intérêts nationaux face aux pressions militaires, économiques, politiques et psychologiques américaines, ajoute le communiqué.
Mercredi, le président américain Donald Trump a annoncé son intention de lancer ce qu'il a qualifié de "l'opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays", décrivant sa campagne de pression maximale contre l'Iran comme une "guerre économique et un isolement à une échelle sans précédent".
Il a promis de couper les circuits financiers qui soutiennent Téhéran, avertissant que les pays qui fourniraient à l'Iran une "bouée de sauvetage" économique par l'intermédiaire de leurs institutions financières, de leurs entreprises, de leurs aéroports ou de leurs organismes gouvernementaux s'exposeraient à de lourdes conséquences économiques.
Qualifiant cette campagne de "D-Day économique", le président américain a appelé les alliés de Washington à se joindre à sa dernière tentative visant à asphyxier financièrement Téhéran.


















