Cette condamnation intervient après une première mesure prise par Paris à l'encontre d'Itamar Ben-Gvir. En mai, Jean-Noël Barrot avait annoncé que le ministre israélien était “interdit de territoire français”, justifiant cette décision par “ses agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud”.
Le chef de la diplomatie française avait alors demandé que l'Union européenne prenne “également des sanctions” à l'égard du ministre israélien.
“La situation reste catastrophique. Ce qu’il se passe aujourd’hui en Cisjordanie [occupée] est proprement indigne et devrait tous nous révulser”, a poursuivi auprès de La Montagne Jean-Noël Barrot, en référence aux violences de colons israéliens.
L'Allemagne a également condamné les propos d'Itamar Ben-Gvir. Le chancelier Friedrich Merz a qualifié d'”inacceptables” les appels “inhumains” du ministre israélien, qui “violent le droit international”, a déclaré mercredi le porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Sebastian Hille, lors d'un point presse à Berlin.
Selon lui, les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent aborder la question “dans les prochains jours” lors de leur réunion informelle de Gymnich, où la haute représentante Kaja Kallas doit présenter des propositions de sanctions contre des responsables politiques israéliens extrémistes, un chantier engagé par les chefs d'État et de gouvernement de l'UE lors de leur sommet de juin.
Itamar Ben-Gvir a récemment appelé à intensifier les frappes aériennes sur Gaza et à ce qu'Israël tue “30 à 40” Palestiniens par jour, tout en renouvelant ses appels à réinstaller des Israéliens dans l'enclave aux dépens de la population autochtone.





















