FRANCE
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Tirs à la carabine et injures racistes: deux ans de prisons avec sursis pour le sexagénaire
Un homme de 65 ans a été condamné par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay à deux ans de prison avec sursis pendant deux ans, pour des faits de tirs à la carabine à plomb et des injures racistes visant deux enfants à Espaly-Saint-Marcel.
Tirs à la carabine et injures racistes: deux ans de prisons avec sursis pour le sexagénaire
Le prévenu avait tiré avec une carabine à plomb depuis la fenêtre de son logement, à proximité d’un garçon âgé de 10 ans

Les faits remontent au 19 avril 2026, dans le quartier de l’Arbousset à Espaly-Saint-Marcel. Alors que des enfants jouaient au ballon, le prévenu avait tiré avec une carabine à plomb depuis la fenêtre de son logement, à proximité d’un garçon âgé de 10 ans.

L’homme était également poursuivi pour des injures à caractère raciste visant ce garçon et un autre enfant de 8 ans. Plusieurs propos ont été évoqués à l’audience, tandis que le prévenu, qui avait initialement contesté l’authenticité d’une vidéo le présentant comme raciste, a finalement reconnu pouvoir être l’auteur des propos.

À l’audience, le sexagénaire a affirmé avoir été victime de harcèlement de la part de jeunes du quartier depuis plusieurs années. Il a également soutenu qu’il avait tiré en l’air et non en direction de l’enfant, contestant ainsi avoir voulu le viser.

La présidente du tribunal a toutefois rappelé qu’”on ne répond pas à une infraction par une infraction”, tandis que le parquet a décrit le prévenu comme une personne querelleuse cherchant à “se faire justice lui-même”.

Le procureur de la République, Antoine Jocteur-Monrozier, avait requis 15 mois de prison avec sursis probatoire pendant trois ans, ainsi qu’un stage de citoyenneté, une interdiction de contact avec la famille de la victime, une interdiction de paraître dans le quartier de l’Arbousset et une interdiction de détenir une arme.

À la barre, le prévenu a finalement présenté ses excuses à l’enfant et à sa famille : “Je demande encore pardon à Reda, ses parents, sa famille. J’ai fait une grosse bêtise, je le regrette”.

Interdiction de détenir une arme pendant dix ans

Le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui étaient reprochés et a prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assortie de l’exécution provisoire.

Le condamné devra notamment suivre des soins psychologiques et un stage de citoyenneté. Il lui est également interdit de paraître à Espaly-Saint-Marcel, d’entrer en contact avec les victimes et de détenir une arme pendant dix ans.

Sur le plan civil, il devra indemniser les parties civiles. La famille du jeune Reda recevra notamment 2.200 euros au titre du préjudice moral, ainsi que 1000 euros pour chacun des parents et 900 euros au titre des frais d’avocat.

La Ligue des droits de l’Homme et SOS Racisme recevront chacune un euro au titre du préjudice, ainsi que 900 euros de frais d’avocat. Le condamné dispose désormais d’un délai de dix jours pour faire appel.

SOURCE:TRT français et agences