La Ligue arabe a fermement condamné les attaques israéliennes en cours contre le sud du Liban, qui ont fait des victimes civiles, avertissant que cette escalade menace de compromettre les efforts visant à résoudre le conflit et à mettre fin à l'occupation.
Samedi matin, le Liban a annoncé qu'au moins 11 personnes avaient été tuées et 19 autres blessées, dont des enfants et des femmes, lors de frappes aériennes israéliennes visant des villes du sud, malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 17 avril.
Dans un communiqué, le porte-parole du secrétaire général de la Ligue arabe a déclaré que les attaques israéliennes visant des civils à Nabatieh et dans les villages et villes voisins constituaient "une violation flagrante de la souveraineté du Liban et une escalade dangereuse qui menace de faire dérailler tous les efforts visant à résoudre le conflit en cours et à mettre fin à l'occupation".
Le communiqué ajoute que "ces politiques et pratiques israéliennes révèlent de manière flagrante les intentions de l'occupation de prolonger les confrontations, d'entraver les négociations et d'imposer sur le terrain une nouvelle réalité qui est totalement inacceptable et rejetée".
Appels à une intervention internationale
La Ligue arabe a mis en garde contre le risque que la situation ne dégénère en confrontations plus larges à moins que la communauté internationale, et en particulier les États-Unis, n'intervienne "pour stopper immédiatement la machine de guerre israélienne et contraindre Israël à se conformer à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU".
L'organisation panarabe a réitéré sa solidarité avec le Liban et son peuple, affirmant son plein soutien à l'État libanais face à "toutes les attaques visant la sécurité, la stabilité, la souveraineté et la paix civile du Liban".
Depuis l'aube samedi, Israël a intensifié ses attaques contre le sud du Liban.
Des avions de combat israéliens ont frappé une maison à Ansar et un bâtiment de deux étages à Deir al-Zahrani, dans le district de Nabatieh.
L'armée israélienne a également bombardé la zone de la colline Ali al-Taher avec des munitions au phosphore et a mené deux frappes aériennes près de l'Institut de formation des enseignants et du club Husseini à Nabatieh al-Fawqa.
L'armée israélienne a affirmé que ces frappes étaient une riposte à une "action" du Hezbollah contre ses forces dans les collines d'Ali al-Taher, à l'intérieur de ce qu'Israël désigne comme sa "zone de sécurité".
Le Hezbollah a déclaré que cette escalade reflète la volonté de Benjamin Netanyahu d'"intensifier la guerre afin de renforcer sa position politique intérieure".
Cette escalade intervient malgré un "accord-cadre" signé le 26 juin pour un retrait israélien progressif.
Israël occupe des zones du sud du Liban, progressant de plus de 10 kilomètres en territoire libanais.
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