Les autorités algériennes ont indiqué mercredi que les pompiers luttaient contre 19 incendies de végétation dans 10 wilayas, alors que le pays faisait face à une canicule intense, et que l'électricité avait été entièrement rétablie dans 16 wilayas touchées par une panne généralisée.
La Direction générale de la Protection civile a déclaré que 139 incendies avaient été signalés depuis mardi. Les pompiers en ont éteint 120, tandis que les efforts se poursuivaient pour contenir les foyers restants dans dix wilayas, dont Sétif, Béjaïa et Saïda.
L'agence a précisé que des avions militaires avaient été déployés pour soutenir les opérations de lutte contre le feu en larguant de l'eau sur les zones touchées.
Les incendies ont fait un mort et ont grièvement blessé une autre personne à Sétif mardi.

Rétablissement de l'électricité après la panne
Le ministre de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a déclaré que l'électricité avait été entièrement rétablie dans les 16 wilayas affectées par la coupure de mardi soir.
Il a expliqué que la panne avait été causée par une défaillance technique dans une installation électrique de la zone de Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra, après que la chaleur extrême et l'humidité élevée eurent déclenché des fluctuations en cascade du courant.
Lundi, l'Algérie a enregistré sa demande électrique la plus élevée jamais mesurée, soit 21 870 mégawatts, alors que la canicule s'intensifiait sur une grande partie du pays.
La société publique Sonelgaz a indiqué que ce nouveau pic dépassait le précédent record de dimanche, fixé à 21 120 mégawatts, de 750 mégawatts.
La canicule accroît le risque d'incendies
Le service météorologique national algérien prévoit que la canicule se poursuivra jusqu'à vendredi, avec des températures atteignant jusqu'à 49 °C (120,2 °F) dans les zones désertiques et dépassant 45 °C (113 °F) dans certaines parties du littoral méditerranéen.
L'Algérie a connu ces dernières années des épisodes de sécheresse récurrents et une hausse des températures, ce qui augmente le risque d'incendies de forêts et de végétation.
De grands incendies au cours des dernières années ont tué et blessé des dizaines de personnes et détruit de vastes surfaces de végétation, poussant les autorités à durcir les sanctions, notamment par des peines de prison pouvant aller jusqu'à 30 ans pour les personnes reconnues coupables d'avoir provoqué des feux.





















