Le scrutin en ligne, perturbé par une cyberattaque vendredi, a été prolongé jusqu'à dimanche à 18 heures afin de permettre aux quelque 140 000 électeurs inscrits de participer au vote.
La plateforme de vote électronique a été visée vendredi matin, dès l'ouverture du scrutin à 8 heures, par une cyberattaque destinée à provoquer un afflux massif et fictif de connexions. Cette opération a considérablement ralenti le processus, empêchant une partie des électeurs de voter dans des conditions normales.
Vendredi à 19 heures, seuls 20 000 inscrits avaient pu exprimer leur choix. Face à ces difficultés, la commission d'organisation a annoncé, en accord avec les cinq candidats, une prolongation du vote de 24 heures.
Selon les organisateurs, 71 250 personnes avaient voté samedi à 8 heures, soit plus de la moitié des inscrits. Patrick Mennucci, chargé de l'organisation de la primaire, a indiqué qu'un retour à la normale avait été observé, tout en précisant que la vigilance restait de mise.
Cinq candidats en lice
Cinq personnalités sont en compétition pour représenter la gauche sociale-démocrate à la présidentielle de 2027 : Raphaël Glucksmann, eurodéputé de Place publique, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Jérôme Guedj, député socialiste, et Emmanuel Maurel, député de la Gauche républicaine et socialiste (GRS).
Les débats entre les candidats ont notamment mis en évidence des divergences sur les alliances à gauche.
Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj s'opposent à un rapprochement avec La France insoumise (LFI), tandis qu'Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel défendent une stratégie de rassemblement plus large de la gauche.
Les candidats ont également échangé sur leurs orientations politiques et leurs stratégies en vue de l'élection présidentielle.
Une enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a également été saisie. Les organisateurs ont affirmé que l'attaque n'avait pas compromis l'intégrité des votes déjà enregistrés.
Le résultat du premier tour doit être rendu public dimanche après la clôture du scrutin. Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue, un second tour est prévu les 16 et 17 octobre.






















