"Il a passé le canal de Suez, il s'est avancé vers la mer d'Arabie et il est sur zone, mais il n'est pas dans le détroit d'Ormuz", a annoncé jeudi la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo, interrogée par BFM TV.
"Depuis le début, la position de la France, c'est vraiment d'offrir la possibilité de reprendre la liberté de circulation maritime dans le détroit, mais selon une modalité qui n'est pas du tout une modalité offensive, mais complètement défensive et dans le respect du droit international", a-t-elle ajouté.
Sa présence dans la région du Golfe "nous donne des moyens d'appréciation de situation et de peser dans l'équation diplomatique régionale et mondiale", a expliqué la ministre déléguée.
Le déploiement du Charles de Gaulle avait été annoncé le 6 mai par le président français Emmanuel Macron, dans le cadre d’une mission franco-britannique.

La France et le Royaume-Uni, à la tête d'une coalition maritime d'une quarantaine de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque l'Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays.
Le navire-amiral de la flotte française avait passé le canal de Suez avant d'effectuer une escale de plusieurs jours à Djibouti où la France dispose d'un point d'appui.
Le passage maritime, par lequel transite entre 20 % et 25 % du pétrole mondial, est au centre des tensions depuis l’annonce par l’Iran de sa fermeture début mars, après des frappes américaines menées contre des cibles iraniennes fin février.
Le blocage de ce passage maritime stratégique entrave l'exportation d'hydrocarbures du Golfe et fait monter leur prix, impactant l'économie mondiale.
La crise a conduit les puissances occidentales à renforcer leur présence militaire dans la région, tandis que le président américain Donald Trump a annoncé en avril un blocus des ports iraniens et un durcissement du dispositif naval américain au Moyen-Orient.




















