La justice américaine recadre à nouveau l’administration Trump. Cette fois, cela concerne les sanctions imposées à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, qui a dénoncé sans relâche les exactions israéliennes tant à Gaza qu’en Cisjordanie occupée.
Le juge de district américain Richard Leon a émis une injonction préliminaire bloquant les sanctions alors que la contestation juridique se poursuit. Le juge a estimé que les sanctions violaient probablement les droits de liberté d'expression garantis par le Premier Amendement de la Constitution américaine. "Protéger la liberté d'expression est toujours dans l'intérêt public", a déclaré Richard Leon.
Le mari et la fille d'Albanese (citoyenne américaine) avaient lancé un recours contre ces sanctions, arguant qu’elles rendaient impossible la gestion de leur vie quotidienne.
Au nom de la liberté d’expression
Ces sanctions imposées en juillet 2025 incluaient le gel des avoirs et une interdiction d'entrée aux États-Unis, et elles constituaient une riposte à ses critiques sur la politique américaine à Gaza et à ses recommandations d'enquêtes pour crimes de guerre.
L’avocate italienne était accusée d’avoir tenu des propos antisémites et d’avoir dénoncé les agissements de citoyens américains sans le consentement de leur gouvernement.
Une véritable campagne de dénigrement a été orchestrée contre l’experte en droit international par des pays comme la France ou les Etats-Unis ou encore des ONG sionistes malgré cela son mandat de rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, a été renouvelé pour trois ans (jusqu'en 2028) au début du mois d'avril 2025.
Francesca Albanese a salué la décision du juge américain sur X, remerciant sa famille et ceux qui l'ont défendue, déclarant que la décision prouve que "les sanctions semblent enfreindre les droits constitutionnels américains".
La décision est perçue par de nombreux défenseurs des droits humains comme une victoire pour l'indépendance des experts de l'ONU. Pour rappel, les États-Unis ont également lancé des sanctions contre des juges de la Cour pénale internationale qui ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.





















