POLITIQUE
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Pollution à l’ozone: plus d’un tiers de l’humanité exposée à des niveaux dangereux
La pollution à l'ozone progresse dans le monde. 34% de la population mondiale souffre du fait de l’effet conjugué de la vague de chaleur, des incendies de forêts et aux émissions d’origine humaine, selon un rapport du service européen Copernicus.
Pollution à l’ozone: plus d’un tiers de l’humanité exposée à des niveaux dangereux
Des personnes attendent pour traverser une rue lors d'une journée de pollution à Pékin, le 17 septembre 2026. (Photo de GREG BAKER / AFP) / AFP

L’action de l'homme est de plus en plus néfaste à l'environnement. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt, conjugués aux émissions d'origine humaine, ont exposé cette année plus d'un tiers (34 %) de la population mondiale à des niveaux extrêmement élevés de pollution à l'ozone, selon un rapport du service européen Copernicus.

L'Asie a été la région la plus affectée avec 53 % de la population exposés à des niveaux "extrêmement élevés" sur les huit premiers mois de 2026, montre l'analyse menée par le service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus (CAMS) de l'Union européenne, publiée mercredi. 

En Amérique du Nord, deux tiers de la population ont été exposés à une qualité de l'air "mauvaise" ou "très mauvaise", contre 45 % en Europe, indique Copernicus, qui s'est fondé sur des observations satellitaires au sol couplées à une modélisation atmosphérique.

Au niveau mondial, en plus des 34 % exposés à une qualité de l'air "extrêmement mauvaise", 17 % ont respiré un air "très mauvais". Au total, seulement 5 % de la population mondiale ont été exposés à des niveaux d'ozone "bons" et 15 % à des conditions "acceptables", indique le rapport, mettant en évidence le lien étroit entre le changement climatique et la pollution de l'air.

L'ozone est un polluant secondaire qui apparaît à la suite de réactions chimiques dans l’atmosphère. Il se forme principalement à partir d'oxydes d'azote (NOx), émis notamment par le trafic routier et maritime, l'industrie et les incendies, ainsi que de composés organiques volatils (COV), issus notamment des activités industrielles et de la combustion. Et c'est sous l'action des rayons UV du soleil que ces gaz réagissent chimiquement pour former l'ozone.

Les niveaux élevés d'ozone observés cette année ont été alimentés en partie par des vagues de chaleur record et des incendies de forêt ayant ravagé l'Europe et l'Amérique du Nord, se propageant bien au-delà de leurs régions d'origine et soulignant ainsi comment le changement climatique peut aggraver la pollution atmosphérique.

L'ozone peut pénétrer profondément dans l'appareil respiratoire, provoquant toux, sensation de brûlure dans les yeux ou essoufflement et pouvant aggraver les crises d'asthme ou les symptômes de personnes souffrant de maladies respiratoires.

La pollution de l'air est "l'un des risques environnementaux les plus importants pour la santé humaine", a souligné lors d'un point presse Ian Marnane de l'Agence européenne pour l'environnement, précisant qu'en Europe elle cause environ 180.000 décès prématurés chaque année, dont 60.000 dus à l'ozone.

Ce phénomène est d'autant plus sérieux que "la pollution de l'air ne s'arrête pas aux frontières. Elle peut parcourir des milliers de kilomètres, traverser continents et océans, et affecter la qualité de l'air bien loin de sa source", souligne Laurence Rouil, directrice du CAMS.

"Malgré des améliorations significatives observées ces dernières décennies concernant certains des polluants les plus nocifs", notamment en Europe grâce à la directive sur la qualité de l'air ambiant, l'ozone reste "un défi mondial particulièrement complexe" et représente "un risque environnemental majeur affectant la santé humaine et les écosystèmes", souligne Copernicus dans un communiqué.

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SOURCE:TRT français et agences