La proposition de loi portée par la députée des Français de l’étranger dans la zone qui compte Israël, Caroline Yadan, entend selon elle répondre à “l’explosion des actes antisémites”.
Les détracteurs du texte qui comptent à la fois des politiques et des spécialistes du droit estiment que cette loi est une façon de museler toute critique d’Israël. Il “représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne”, estiment les initiateurs de la pétition.
Des intellectuels ont également pris la parole. Rony Brauman, ancien directeur de Médecins sans frontières a ainsi déclaré sur le média Q: “Je me sens personnellement menacé par la loi Yadan. On pourra être poursuivi parce qu’on accuse, à juste titre, Israël d’être un État colonial et génocidaire”.
L’objectif de 500 000 signatures
Cette loi portée par une députée ultrasioniste a été adoptée en Commission des lois par l’arc macroniste - RN - LR et grâce à l’abstention du PS.
Le site des pétitions de l’Assemblée nationale affiche ce vendredi 155 136 signatures, et il faut atteindre 500 000 signatures pour qu’un débat soit organisé à l’Assemblée sur le risque que représente ce texte.
Dans l’histoire de la Ve République, seule une pétition a fait l’objet d’un débat, en février, celle contre la très controversée loi Duplomb, qui avait atteint un million de signatures. Un article de cette loi sur les pesticides avait été censuré par le Conseil constitutionnel.
Cette loi doit être discutée par les députés le 16 et 17 avril prochain.









