Le nombre de cas atteint 782, dont 181 décès depuis le début de l'épidémie en mai, selon le dernier bilan.
La République démocratique du Congo a enregistré dimanche soir une hausse record des cas confirmés d'infection par le virus Ebola en une journée, avec 72 nouveaux cas en 24 heures, ont indiqué les autorités sanitaires, alors que l'épidémie s'est propagée à deux nouvelles zones sanitaires.
Ce qui porte le total à 782 cas depuis que l'épidémie causée par la souche Ebola Bundibugyo a été déclarée le 15 mai, a précisé le ministère de la Santé dans son dernier bilan.
La plus forte augmentation a été enregistrée dans la province de l'Ituri, avec 56 cas, épicentre de l'épidémie.
"Le nombre élevé de cas détectés témoigne d'une surveillance communautaire plus active. La population signale les cas, les équipes enquêtent", a déclaré le ministère.
Le nombre de décès a augmenté de 29, pour atteindre 181, soit un taux de létalité de 23,1 %, contre 21 % auparavant.
De nouvelles zones sanitaires
Les deux nouvelles zones sanitaires touchées sont Nia-Nia, dans la province de l'Ituri, et Mabalako, dans le Nord-Kivu, portant à 31 le nombre total de zones sanitaires affectées dans trois provinces.
Une quarantaine de personnes sont guéries depuis le début de l'épidémie.
Le ministère a indiqué qu'une intervention immédiate était déployée dans les zones nouvellement touchées.
Les autorités sanitaires ont cité un déficit de financement de 21,5 millions de dollars, une capacité insuffisante dans les centres de traitement d'Ebola, un traçage des contacts insuffisant ainsi que des pénuries de matériel de prévention et de contrôle des infections parmi les difficultés rencontrées pour mener la riposte.
Le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a déclaré dimanche que l'organisme déploie son expertise technique et soutient les systèmes de laboratoire, la recherche active de cas et les efforts de mobilisation communautaire afin d'accélérer la riposte à l'épidémie.
"Nous restons déterminés à soutenir les pays touchés jusqu'à l'arrêt de la transmission. Nous appelons nos partenaires et donateurs à mobiliser d'urgence des ressources pour renforcer la riposte et sauver des vies."
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