En France, la motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu, déposée par le groupe des Écologistes, n’a pas prospéré. L’Assemblée nationale l’a largement rejetée lundi après-midi. Sur les 289 suffrages nécessaires pour être adoptée, seuls 132 députés ont soutenu cette motion.
Déposée la semaine dernière par les Écologistes à la suite de l’épisode caniculaire qui sévit actuellement en France, elle n’a été soutenue que par La France insoumise (LFI), alors que la gauche a étalé ses divisions.
Les députés PS ont affiché des divisions internes. La majorité des députés du groupe socialiste se sont dits opposés à cette initiative. Tout le contraire du premier secrétaire, Olivier Faure, qui avait promis de voter la motion. Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a invité les instances de son parti "au respect de la délibération collective".
Le RN a sans ambiguïté décliné tout soutien à cette initiative.
Les Écologistes, par la voix de leur présidente, Cyrielle Chatelain, reprochent au gouvernement "d’aggraver méthodiquement les vulnérabilités du pays" face à l’urgence climatique.
Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a accusé les députés signataires de la motion d’"instrumentaliser les victimes de la canicule".
"Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le gouvernement d’avoir des morts sur la conscience n’est pas une alerte. C’est une faute", a-t-il déclaré.
Pour le Premier ministre français, "cette motion n’a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule", mais vise à "éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle".
Ce lundi, les températures ont atteint des pics jusqu’à 40 °C dans le Sud-Ouest et le Sud-Est de la France notamment. Les fortes chaleurs devraient se poursuivre mardi 7 juillet, avec 61 départements placés en vigilance orange. D’après Météo-France, des pics de mercure à 41 °C seraient même attendus "sur un grand quart sud-ouest".
La canicule de juin a fait plus de 2 000 morts selon les derniers décomptes de Santé publique France. Les écoles ont dû fermer faute d’équipements adaptés pour faire face à la chaleur, les hôpitaux ont été débordés et de nombreuses personnes sont mortes à domicile faute de logements adaptés aux fortes températures.
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