"La Chine attache une grande importance au projet de loi récemment adopté par l'Assemblée nationale française simplifiant la procédure relative aux biens culturels acquis illégalement, et souhaite renforcer sa coopération avec la partie française sur ce sujet", a dit Wang Yi vendredi lors d'une rencontre avec Emmanuel Bonne à Pékin, selon un communiqué de ses services publié dans la nuit.
Le Parlement français a adopté cette loi définitivement jeudi. Elle permet au gouvernement français de rendre des œuvres par décret, sans passer par une loi spécifique pour chaque œuvre, comme c'était le cas jusqu'alors.
Le texte ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972, marquant le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'Unesco.
Un nombre considérable d'objets ont notamment été pillés lors du sac en 1860 de l'ancien Palais d'été de Pékin par les forces armées franco-britanniques.
"Les relations entre la Chine et la France reposent sur une solide confiance politique mutuelle", a dit Wang Yi. Dans un contexte de tensions commerciales entre Union européenne et Chine, il a dit espérer que Paris contribue à une politique "ouverte" de la part de l'UE.
Wang Yi et Emmanuel Bonne ont également discuté de la situation au Moyen-Orient, ont dit les Affaires étrangères chinoises.
Et au sujet de Taïwan, la Chine espère que "la France respectera concrètement le principe d'une seule Chine, s'abstiendra de tout échange officiel avec les autorités taïwanaises et se gardera d'envoyer de mauvais signaux aux forces séparatistes", a dit Wang Yi selon ses services.
Pékin considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et n'a pas exclu un recours à la force pour en prendre le contrôle.













