Le locataire de la Maison Blanche a averti que les États-Unis pourraient être contraints de détruire ce qui reste de l’Iran, tout en affirmant qu’il préférerait éviter une nouvelle escalade militaire. Ses déclarations interviennent alors que Washington examine une proposition iranienne sur le programme nucléaire de Téhéran, transmise par l’intermédiaire de médiateurs.
“Je préférerais ne pas détruire le reste du pays, si possible, mais je devrai peut-être le faire. Vous le saurez très bientôt”, a déclaré Donald Trump jeudi, depuis le Bureau ovale de la Maison-Blanche, en réponse à des questions sur la suite des opérations militaires américaines contre l’Iran.
Le président américain a indiqué que Washington devait désormais décider s’il fallait aller plus loin afin de garantir que les capacités nucléaires iraniennes ne puissent jamais être rétablies. “Nous allons prendre une décision : voulons-nous aller plus loin et simplement garantir que cela ne se reproduise plus jamais ?”, a-t-il dit.
Donald Trump a également estimé que l’Iran aurait besoin de 25 ans pour reconstruire le pays après la guerre menée par les États-Unis et Israël, déclenchée en février et qui n'a toujours pas trouvé d'issue.
Interrogé sur des informations faisant état d’une proposition iranienne transmise à Washington par l’intermédiaire de médiateurs, notamment qataris, concernant l’avenir du programme nucléaire de Téhéran, le président américain a affirmé que l’Iran n’agirait pas sans l’approbation des États-Unis.
“Ils ne font rien sans notre approbation”, a-t-il assuré, réaffirmant que l’Iran ne serait pas autorisé à se doter de l’arme nucléaire.
Washington face à un nouveau choix militaire
Ces déclarations interviennent alors que l’administration américaine examine les prochaines étapes de son intervention en Iran. Selon des informations rapportées par la presse américaine, Donald Trump a réuni jeudi ses principaux conseillers à la sécurité nationale afin d’évaluer les options disponibles, notamment la possibilité de reprendre des frappes de grande ampleur.
Le président américain a toutefois laissé entendre qu’une décision n’avait pas encore été prise. Il a présenté les nouvelles opérations militaires comme un moyen d'empêcher durablement l'Iran de relancer son programme nucléaire.
De son côté, Téhéran aurait transmis une nouvelle proposition à Washington par l’intermédiaire de médiateurs qataris. Les discussions portent notamment sur les conditions d’un éventuel accord concernant le programme nucléaire iranien, alors que les deux parties restent en désaccord sur plusieurs points.
La perspective d’une reprise des frappes fait peser une nouvelle incertitude sur la situation régionale, déjà marquée par les conséquences militaires et économiques du conflit, notamment sur la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.






















