Une première réunion a eu lieu ce jeudi 17 septembre avec les représentants de la profession après que plusieurs dépôts de carburant ou ports ont été bloqués par des marins-pêcheurs en colère.
À l’issue de cette rencontre, le gouvernement a annoncé des gestes. Les aides carburant pour les pêcheurs ont été relevées à 35 centimes par litre et elles "suivront la variation des cours du carburant" chaque mois, a déclaré la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud.
Elle a aussi évoqué la possibilité d'un prêt à taux zéro pour les professionnels concernés par des problèmes de trésorerie.
Catherine Chabaud va faire le tour des ports qui ont été bloqués la semaine dernière, le port de Sète, du Grau-du-Roi, de Port-Vendres, de Fos-sur-Mer et de Frontignan.

Face aux difficultés rencontrées par la filière pêche, dix-huit maires du littoral méditerranéen, dont ceux de Sète, Marseillan et Palavas-les-Flots, ont interpellé ensemble l’État et les institutions européennes ce dimanche. Ils appellent à un assouplissement des restrictions pour sauver la profession.
Les élus dressent le constat d'une profession fragilisée par la hausse des charges et l'accumulation des contraintes. Les maires rappellent que les pêcheurs ont déjà fait de nombreux efforts en réduisant le nombre de jours en mer, en fermant des zones à la pêche pour préserver les réserves halieuthiques et en améliorant la sélectivité des engins.
Selon les signataires, les pêcheurs de la Méditerranée trouvent la répartition des volumes de pêche pour le thon rouge inique. 66 % ont été attribués à la façade atlantique contre 33 % à la Méditerranée.
Dans ce contexte, l’explosion du prix du fioul est forcément une source de crispation. Les élus concluent que l’Union européenne devrait aider la profession à changer de bateaux pour des bateaux non énergivores. Ils concluaient cette lettre ainsi : "Protéger la mer sans condamner ceux qui en vivent".





















