Un communiqué conjoint des pays médiateurs, le Qatar et le Pakistan, indique que les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours. Les discussions techniques se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine au Burgenstock, une station de montagne suisse, selon le communiqué publié par le ministère qatari des Affaires étrangères.
Les parties se sont mises d’accord sur un mécanisme visant à mettre fin aux combats au Liban et ont ouvert une ligne de communication afin de garantir la sécurité du passage des navires commerciaux dans le détroit contesté, précise le communiqué. Ce sont deux premiers pas vers une baisse des tensions au Moyen-Orient.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que son pays avait obtenu des dérogations pour ses exportations de pétrole et de produits pétrochimiques, le déblocage de certains avoirs gelés et le lancement d’un plan de reconstruction et de développement pour l’Iran.
Les menaces de Trump ont fâché les Iraniens
La Maison Blanche n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat lorsqu’on lui a demandé si les pourparlers étaient terminés pour l’instant.
Selon l’agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim, les Iraniens ont déclaré que le début des négociations sur les questions nucléaires nécessitait la mise en œuvre d’autres volets du protocole d’accord, notamment le déblocage des avoirs gelés et l’octroi par les États-Unis de dérogations autorisant les exportations de pétrole iranien.
Et c’est apparemment ce qui a été réalisé cette nuit.
"La médiation inlassable du Pakistan et du Qatar a permis des avancées majeures pour mettre fin à la guerre au Liban. Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques font l’objet d’une dérogation, le blocus a été levé, certains avoirs gelés ont été débloqués et un vaste plan de reconstruction et de développement a été lancé pour l’Iran", a déclaré Abbas Araqchi sur la plateforme de réseaux sociaux américaine X.
Dans une déclaration distincte, le ministre iranien des Affaires étrangères a présenté ces avancées diplomatiques comme s’inscrivant dans le cadre d’un effort national plus large. "Du terrain de football à la table des négociations en passant par le champ de bataille, chaque pas que nous faisons en tant qu’Iraniens s’inscrit dans une lutte plus vaste : défendre l’honneur et la dignité de notre cher peuple", a-t-il déclaré.
L’accord signé la semaine dernière prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, un point d’étranglement pour les livraisons énergétiques mondiales, ainsi que la fin de toutes les hostilités, y compris au Liban, où Israël a continué de mener des frappes meurtrières. Mais le vice-président Vance a minimisé l’impact des violences au Liban, affirmant que des progrès avaient été réalisés en vue de mettre fin aux hostilités dans ce pays.
L’Iran avait annoncé fermer le détroit d’Ormuz après qu’Israël a continué ses frappes sur le pays du Cèdre. L’agence de presse iranienne Fars a cité dimanche une source militaire affirmant qu’aucune nouvelle autorisation de passage ne serait délivrée aux navires jusqu’à nouvel ordre.
Donald Trump a menacé dans la foulée de reprendre les attaques contre l’Iran si ce dernier ne maîtrisait pas ses alliés. "L’Iran doit immédiatement empêcher ses MANDATAIRES grassement rémunérés au Liban de semer le trouble", a écrit Trump sur les réseaux sociaux, faisant apparemment référence au Hezbollah. "S’ils ne le font pas, nous frapperons à nouveau très fort l’Iran, comme nous l’avons fait la semaine dernière, mais encore plus fort."
Des déclarations qui ont fâché la délégation iranienne ; elle a quitté la table des négociations pendant quelques heures, appelant les États-Unis à contrôler ses mots. Malgré l’annonce vendredi d’un nouveau cessez-le-feu au Liban, rien n’indique pour l’instant que les combats soient sur le point de cesser dans ce pays.
Dimanche semblait être la journée la plus calme au Liban depuis un certain temps, aucune violence majeure n’ayant été signalée à la tombée de la nuit, après deux jours de frappes israéliennes intenses.



















