Les trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise) placés en garde à vue mardi en lien avec des accusations de violences et de viol ont été libérés en fin de journée, a indiqué une source proche du dossier.
Le parquet de Pontoise a confirmé que les gardes à vue avaient été levées "pour poursuite d’enquête" et que les investigations se poursuivaient.
Convoqués mardi matin par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), les agents faisaient l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Pontoise pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commises en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique, ainsi que pour viol par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.
Ces poursuites font suite à la plainte d’un homme placé en garde à vue la semaine précédente pour détention de stupéfiants. Il affirme avoir été frappé par les trois policiers lors de sa garde à vue et violé avec une matraque.
Selon les policiers, la personne mise en cause, déjà connue des services, se serait montrée "extrêmement injurieuse et violente" et une altercation aurait éclaté après qu’il se serait enfermé dans les toilettes et aurait refusé d’en sortir.
L’intéressé avait été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue et les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont été classés sans suite.



















