À rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe, l'Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers.
"On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait", a affirmé sur la chaîne d'information LCI l’ex-ministre de l’Intérieur, qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France.
Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol "contraire à l'esprit européen", il a promis de "rétablir les contrôles aux frontières", assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de "crise".
"Je mettrais (l'Espagne) au ban des nations européennes", a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur.
Pour imposer cette mesure, Bruno Retailleau compte sur les pays européens qui sont "en majorité" dirigés par la droite. "Heureusement aujourd'hui l'Europe a changé", a-t-il estimé.
L'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, avec l'Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l'Afrique.





















