Il a évoqué deux conditions préalables à une réouverture de la frontière commune avec le Bénin : "la signature d’un accord de défense" et celle "d’un accord de sécurité qui pose le principe intangible de la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre".
Le général Toumba a aussi exigé une "transparence totale sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de la frontière" des deux pays délimitée par le fleuve Niger, selon des propos retransmis à la télévision nigérienne Télé Sahel.
Ces dernières années, le Niger a plusieurs fois accusé le Bénin d’abriter des bases militaires françaises à la frontière, ce que Cotonou et Paris ont toujours nié.

Cette frontière est fermée depuis bientôt trois ans, peu après l’arrivée au pouvoir d’un régime militaire en juillet 2023 à Niamey, qui accusait son voisin béninois de chercher à le déstabiliser avec l’appui de la France.
Mais la visite du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, début juin au Niger, a marqué le dégel des relations très tendues entre les deux pays confrontés à des violences jihadistes récurrentes de groupes liés à Al-Qaïda et Daech.
Le ministre nigérien de l’Intérieur, figure importante de la junte, a également demandé samedi "la création opérationnelle d’une cellule bilatérale de fusion de renseignements" afin que les armées du Bénin et du Niger "cessent de lutter seules contre un ennemi qui ne connaît pas les frontières".
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