FRANCE
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Grève générale du 5 novembre: plus d'un Français sur deux approuve, selon un sondage
Plus d'un Français sur deux approuve la grève générale du 5 novembre, selon un sondage BFMTV. Les salariés et les fonctionnaires sont appelés à faire grève pour leurs salaires, tandis que les jeunes et les retraités sont invités à les rejoindre.
Grève générale du 5 novembre: plus d'un Français sur deux approuve, selon un sondage
La dernière manifestation pour dénoncer la hausse des prix a eu lieu le 24 octobre

"Les jeunes ont ouvert une brèche et il faut absolument que les travailleurs s'engouffrent dedans. Tout augmente sauf nos salaires. On a toutes les raisons du monde de les suivre!", affirme Jean-Pierre Mercier, délégué syndical Sud à Stellantis Poissy, auprès de BFMTV.

Près de neuf Français sur dix (88 %) estiment que les revendications portées par les manifestants sur le pouvoir d’achat et contre la vie chère sont "légitimes", selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV.

La SNCF a déjà prévenu que le trafic serait "perturbé" en régions et en Île-de-France. Seul un TGV sur 10 devrait être supprimé. Le SNU FSU, syndicat de l’Éducation nationale, a annoncé de fortes mobilisations dans le primaire. À Paris, 80 écoles vont rester fermées.

Les organisations syndicales demandent une revalorisation du Smic, qui n'a pas connu de coup de pouce depuis 2012, une augmentation de l'ensemble des salaires et une préservation des services publics.

Fermeté des autorités

Le ministère de l’Intérieur estime qu’il y aura 780 000 manifestants aujourd’hui, Paris inclus. Près de 250 manifestations sont prévues dans toute la France. À Paris, le défilé se fera finalement entre la place de la République et Nation, après un bras de fer entre la préfecture et les syndicats.

Le ministre de l'Intérieur a prévu un important dispositif de sécurité. Laurent Nuñez annonce le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes, de 110 unités de forces mobiles, de 26 blindés Centaure de la gendarmerie et d'une quinzaine d'engins lanceurs d'eau. Des hélicoptères, des drones et des équipes cynophiles et équestres seront également sur le terrain. Il prévient qu’aucun "débordement ne sera toléré".

Cette grogne sociale, qui dure depuis fin septembre, fait réagir dans les rangs des députés alors qu’ils étudient le budget 2027 de la France. Ils l’ont d'ailleurs rejeté hier soir et le texte est parti au Sénat pour être discuté.

Le gouvernement a peu de marge de manœuvre face à ces mouvements sociaux.

Un député du bloc gouvernemental a résumé la situation auprès de France Info : "On n'a ni argent ni majorité, et la présidentielle est dans six mois". L'exécutif cherche à réaliser 43 milliards d'euros d'économies, avec pour objectif de ramener le déficit à 5 % du PIB l'an prochain.

SOURCE:TRT français et agences