Le bilan des violentes crues soudaines et des glissements de terrain qui ont frappé le Népal et le Tibet s’est considérablement alourdi. Selon les derniers chiffres communiqués dimanche par les autorités, au moins 750 personnes ont perdu la vie et plus de 3 000 sont toujours portées disparues.
Au Népal, les autorités font état de 734 morts et de 2 498 personnes portées disparues. Au Tibet, les autorités chinoises ont recensé 16 décès et 546 disparus dans le district de Gyirong. Des ressortissants de plusieurs pays figurent parmi les personnes recherchées.
Quatre Français toujours portés disparus
Quatre ressortissants français sont également portés disparus après la catastrophe. Leur disparition avait été signalée par les autorités népalaises avant d’être confirmée par le Quai d’Orsay. Au total, environ 80 Français se trouvaient dans la zone touchée au moment de la catastrophe, dont 76 ont depuis été localisés.
Selon les informations disponibles, trois des quatre Français disparus se trouvaient au Népal dans le cadre d’un pèlerinage. Leurs noms figurent sur les listes de personnes recherchées établies par les autorités népalaises. Les services consulaires français sont mobilisés pour tenter de retrouver leurs traces et d’établir leur situation.
La catastrophe s’est produite mercredi 26 août après l’effondrement d’une partie d’un glacier dans l’Himalaya, qui a provoqué d’importantes coulées de boue, de pierres, de glace et de débris.
Les eaux ont dévasté plusieurs localités, détruisant des habitations, des routes et des ponts, et endommageant des infrastructures essentielles, notamment des installations hydroélectriques. Plus de 90 000 personnes auraient été affectées par la catastrophe.
Au Népal, les secours concentrent notamment leurs efforts sur des centaines d’ouvriers qui pourraient être piégés dans des tunnels d’une centrale hydroélectrique. Une opération complexe est menée pour tenter de les atteindre, alors que les conditions sur place restent extrêmement difficiles.
Les opérations de recherche et de sauvetage sont compliquées par le relief montagneux, les mauvaises conditions météorologiques et la montée de plusieurs cours d’eau.
Les autorités népalaises ont notamment émis de nouvelles alertes face au risque de nouvelles inondations provoquées par la hausse du niveau de la rivière Bhotekoshi. La formation de retenues d’eau naturelles à la suite de glissements de terrain fait également craindre de nouvelles coulées susceptibles de toucher les zones déjà sinistrées.























