Le ministère turc de la Défense a salué jeudi la dissolution des FDS, dirigées par les YPG, et leur intégration aux institutions de l'État syrien.
Le ministère a estimé que cette décision constituait une avancée importante pour préserver la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et renforcer le principe "un État, une armée".
Ces déclarations ont été faites en réponse à une question sur la dissolution et l'intégration des FDS lors d'un point presse hebdomadaire organisé dans la province turque d'Afyonkarahisar.
"Nos forces armées turques continueront, dans le cadre de l'accord de coopération militaire existant, à apporter leur soutien afin d'étendre à l'ensemble du pays la dynamique positive enregistrée en Syrie, d'assurer une stabilité durable et de renforcer les capacités de l'armée syrienne, notamment dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré le porte-parole du ministère, Zeki Akturk.
Évoquant les développements au Moyen-Orient, Akturk a déclaré que les attaques et les politiques expansionnistes d'Israël à Gaza, au Liban et en Syrie restaient le principal obstacle à l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables dans la région et qu'elles devaient prendre fin au plus vite.
Il a estimé que l'avenir de la région devait être construit sur le respect du droit international, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, plutôt que sur le recours unilatéral à la force. Il a également réitéré la nécessité pour la communauté internationale de prendre des mesures concrètes et efficaces contre les actions qui menacent la paix et la stabilité régionales et mondiales.
Le ministère a indiqué suivre les efforts américains visant à mettre en place un mécanisme de désescalade incluant la Syrie.
Il a également précisé n'avoir reçu aucune demande officielle à ce sujet, ajoutant qu'une éventuelle demande serait examinée en coordination avec les autorités compétentes si elle venait à être formulée.
Le processus "Turquie sans terrorisme"
Concernant le processus "Turquie sans terrorisme", le ministère a indiqué que le Conseil de suivi et d'évaluation, dont fait partie le ministre de la Défense Yaşar Güler, avait tenu sa première réunion sous la présidence du vice-président Cevdet Yılmaz.
La réunion a porté sur les procédures et les principes devant encadrer la mise en œuvre du processus. Il a été décidé de créer quatre sous-commissions, a précisé le ministère.
"Les travaux visant à mettre en place ces sous-commissions se poursuivent en coordination avec les institutions concernées", a-t-il ajouté.
Le ministère a souligné l'importance de faire progresser le processus de manière saine et stable, ajoutant qu'il continuerait à travailler avec les institutions compétentes afin de déterminer et de vérifier que les organisations terroristes et leurs structures affiliées ont mis fin à leur présence sur le terrain et remis toutes les armes et munitions en leur possession.























