Le média a comptabilisé chaque invitation acceptée comme un déplacement, même lorsque les élus voyageaient au sein d’une même délégation. Plus de 60 séjours individuels en Israël ont ainsi été recensés, devant Taïwan, avec 32 parlementaires invités, le Qatar, avec 25, et la Chine, avec 14.
La majorité des déplacements en Israël ont été organisés par la branche française d’Elnet, l’European Leadership Network, qui affirme prendre entièrement en charge les frais, parfois estimés jusqu’à 4 000 euros par élu.
Le nombre de voyages s’est nettement accru depuis le début de la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza en octobre 2023 : 44 déplacements ont été déclarés dans les mois suivants, contre 17 au cours de l’année précédente, d’après Libération.
Elnet assure travailler avec les partis de “l’arc républicain” et organiser des délégations transpartisanes. Le décompte du quotidien montre toutefois une prédominance des élus du centre et de la droite.
L’organisation affirme également ne recevoir “ni mandat, ni financement de l’État d’Israël”. Des enquêtes de Mediapart ont néanmoins fait état de financements israéliens pour deux événements organisés en France, dont une conférence tenue au Sénat en 2025.
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique estime par ailleurs qu’Elnet devrait figurer au registre de l’influence étrangère, d’après le magazine Marianne. Des discussions sont en cours.
Taïwan occupe la deuxième place du classement. Les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration sont directement pris en charge par ses autorités. Certains voyages ont été estimés à 11 800 euros par parlementaire dans le registre de l’Assemblée nationale.
Le Qatar a pour sa part invité des élus de différents partis, notamment à l’occasion du Forum de Doha. La Chine a davantage ciblé les sénateurs, avec 12 invitations contre deux adressées à des députés sur la période étudiée.
Depuis 2012 pour les députés et 2014 pour les sénateurs, les parlementaires doivent déclarer tout cadeau, avantage ou voyage d’une valeur supérieure à 150 euros lorsqu’il n’est pas financé par leur assemblée. Ces déplacements sont autorisés dès lors qu’ils sont déclarés publiquement.























