Le premier est un groupement identitaire d’ultradroite dénommé Patria Albiges, et le second un groupement d’ultragauche appelé Front de rue, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, devant la presse à l’issue de la réunion à l’Élysée.
Le groupe Patria Albiges figurait parmi les groupuscules devant prochainement être dissous. En avril dernier, 11 militants d’extrême droite proches de ce groupuscule identitaire avaient été condamnés par le tribunal correctionnel d’Albi à des peines de quatre à huit mois de prison, avec sursis pour 10 d’entre eux, pour avoir pris part à une expédition punitive contre un militant antifasciste en 2025, dans un bar d’Albi.
Le groupe Front de rue est actif notamment dans le Tarn (sud-ouest).
Un durcissement après la mort de Quentin Deranque
À la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, le président de la République a appelé tous les “extrêmes” à “faire le ménage” dans leurs rangs. Emmanuel Macron avait réuni le 24 février les ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de renseignement, pour évoquer “les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques”.

Il avait alors demandé à Laurent Nuñez de lancer des procédures de dissolution contre les cinq “émanations” locales identifiées de la Jeune Garde, groupe impliqué dans la mort de Quentin Deranque.
Près de 49 groupes, dont les derniers en date, La Jeune Garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres depuis 2017.

















