Cette nouvelle convocation intervient après plusieurs déclarations critiques de l’ambassadeur à l’égard du gouvernement sud-africain lors d’entretiens accordés à des médias locaux.
Brent Bozell III, militant conservateur nommé par le président américain Donald Trump, a pris ses fonctions en février, dans un contexte de relations déjà fortement dégradées entre Washington et Pretoria.
“Il a été convoqué pour s’expliquer sur son comportement peu diplomatique”, a déclaré à l’AFP un haut responsable du ministère sud-africain des Affaires étrangères, sans préciser les propos à l’origine de cette convocation.
“C’était la troisième démarche de ce type depuis qu’il a pris ses fonctions il y a neuf mois. C’est un record”, a-t-il ajouté.
L’ambassadeur avait déjà été convoqué une première fois en mars, seulement trois semaines après son entrée en fonction.

Des relations bilatérales sous tension
Les relations entre Washington et Pretoria se sont détériorées ces dernières années en raison de plusieurs différends, notamment autour de la guerre à Gaza et de la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ), où Pretoria accuse Israël de violer la Convention sur le génocide.
Les deux pays s’opposent également sur les politiques sud-africaines visant à réduire les profondes inégalités économiques et foncières héritées de l’apartheid, plus de trois décennies après la fin de ce régime de ségrégation raciale.
Ces politiques comprennent notamment des mesures visant à favoriser l’émancipation économique de la population noire ainsi que des réformes concernant l’utilisation et la propriété des terres, dont une part importante reste détenue par la minorité blanche.
Washington a annoncé le 15 septembre des restrictions de visas visant certains ressortissants sud-africains accusés par les États-Unis de favoriser “la discrimination fondée sur la race”, d’”inciter à la violence” ou de faciliter “la confiscation de terres sans compensation”.






















