La Belgique a réaffirmé mardi son engagement à renforcer sa coopération en matière de défense avec la Türkiye. Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a qualifié les deux pays de "proches alliés", estimant que leur partenariat "est solide et deviendra encore plus fort".
Theo Francken s'est entretenu avec le ministre turc de la Défense nationale, Yasar Guler, en marge du Forum de l'industrie de défense de l'OTAN à Ankara. Les deux responsables ont souligné la nécessité d'une coopération accrue alors que les Alliés s'efforcent de renforcer les capacités de défense et la base industrielle de l'Europe.
"Ce fut un plaisir de rencontrer le ministre turc de la Défense, Yasar Guler, lors du sommet de l'OTAN à Ankara. La Belgique et la Türkiye sont de proches alliés. Notre partenariat en matière de défense est solide et deviendra encore plus fort", a écrit Francken sur X.
Cette rencontre est intervenue alors que la Belgique s'est jointe à la Türkiye, au Royaume-Uni, à l'Espagne, à la Pologne et à la République tchèque pour signer une lettre d'intention (LOI) visant à approfondir la coopération autour du programme de l'avion de transport militaire A400M.
La Belgique apportera son expertise opérationnelle acquise grâce à sa flotte d'A400M ainsi qu'à travers le cadre de coopération BELUX. Selon Theo Francken, cette contribution permettra de renforcer les capacités européennes au sein de l'OTAN.

La Belgique rejoint le programme d'avions de détection avancée
Le ministre belge a également annoncé que son pays rejoignait le Canada, l'Allemagne, le Danemark, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, la Roumanie, la Suède, l'Espagne et la République tchèque dans un projet commun d'acquisition pouvant aller jusqu'à dix avions de détection et de contrôle aéroportés Saab GlobalEye.
Dans une autre initiative multinationale, la Belgique a salué l'intégration de la Finlande au programme de la Flotte multinationale de ravitailleurs MRTT (MMF), aux côtés de la République tchèque, de l'Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Norvège et de la Suède.
Theo Francken a estimé que cette flotte partagée renforcerait l'autonomie stratégique de l'Europe tout en consolidant les capacités collectives de l'OTAN.
Il a également souligné que l'augmentation des dépenses de défense devait se traduire par des capacités militaires concrètes grâce à une coopération industrielle renforcée entre les Alliés.
"Si nous voulons réarmer nos armées à temps et de manière rentable, une coopération industrielle plus étroite est indispensable. Non seulement au sein de l'Europe, mais aussi entre l'Europe, les États-Unis et la Türkiye", a-t-il déclaré, plaidant en faveur d'une approche "Made in NATO" afin de réduire les barrières protectionnistes et d'accélérer le réarmement.
Theo Francken a enfin estimé que l'Europe devait assumer une part plus importante des responsabilités de l'OTAN tout en préservant des liens transatlantiques solides.
"Pour certaines capacités – notamment la défense aérienne, les communications par satellite, les avions ravitailleurs et les avions radar –, l'Europe dépend encore des États-Unis. C'est pourquoi nous devons combler ces lacunes plus rapidement", a-t-il écrit.




















