Les Nations Unies ont exigé qu'Israël prenne des mesures pour prévenir les actes de "génocide" à Gaza et ont dénoncé les signes de "nettoyage ethnique" dans le territoire palestinien et en Cisjordanie occupée.
Dans un nouveau rapport publié lundi, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions d'Israël à Gaza depuis le début de la guerre en octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, équivalant dans de nombreux cas à des "crimes de guerre et autres atrocités".
Dans ce rapport, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a appelé Israël à se conformer à l'ordonnance de la Cour internationale de Justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.
"Châtiment collectif"
Le génocide perpétré par Israël a fait plus de 72 000 morts, selon le ministère de la Santé de l’enclave palestinienne assiégée, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport.
Ce dernier souligne également comment Israël a "mené des attaques systématiques et répétées contre des cibles civiles ou protégées, notamment des établissements de santé et des infrastructures médicales, ainsi que contre des civils, dont des journalistes, des défenseurs des droits civiques, des personnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers".
Le comportement d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que communauté", prévient le rapport.
Ce dernier indique également que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a entraîné des centaines de morts illégaux".
"À Gaza comme en Cisjordanie, l’armée israélienne et les autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements massifs de population."
Le rapport accuse Israël d’avoir, par "la destruction délibérée et illégale de vastes portions de Gaza", et par "le vidage et la destruction de grandes parties des camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie", contribué à forcer les Palestiniens à quitter leurs foyers, "laissant fortement penser qu’Israël souhaite que ce déplacement soit permanent".
Le rapport souligne que les violations répétées commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés révèlent une stratégie visant à infliger une "punition collective aux Palestiniens" et à provoquer "le déplacement forcé, le vidage et le nettoyage ethnique de vastes zones du territoire palestinien occupé".
"Des propos incitant à la haine et des attaques désobligeantes et déshumanisantes à l’encontre des Palestiniens, tenus par des responsables israéliens, sont restés impunis", avertit le rapport.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme insiste sur le fait qu’il est "essentiel que justice soit rendue" pour toutes les violations recensées dans le rapport "par des instances judiciaires crédibles et impartiales".
"Dans l’intervalle, toutes les preuves pertinentes doivent être recueillies, conservées et faire l’objet d’une enquête", conclut le rapport.



















