L’armée israélienne a mené une centaine de frappes aériennes dans le sud du territoire libanais, faisant plus de 7 morts malgré la prolongation du cessez-le-feu en vigueur. Selon l’Agence nationale d’information libanaise (NNA), une vingtaine de villages ont été visés par ces bombardements, marquant une intensification notable des opérations militaires.
Parmi les zones touchées figure une localité située à plus de 50 kilomètres au nord de la frontière israélo-libanaise, signe d’un élargissement du périmètre des frappes par rapport aux précédents épisodes.
Les bombardements ont été précédés d’un mouvement de fuite des populations civiles. D’après la NNA, de nombreux habitants ont quitté leurs villages pour se réfugier dans des villes plus au nord, notamment à Saïda et dans la capitale Beyrouth, dans un contexte de crainte généralisée face à la reprise des frappes.

Un cessez-le-feu fragile
De son côté, Israël affirme avoir ciblé des “infrastructures” du Hezbollah, qu’il accuse d’opérer depuis ces zones. L’armée israélienne a également indiqué, dimanche à l’aube, avoir intercepté plusieurs roquettes tirées en direction de ses soldats déployés dans le sud du Liban. Selon elle, ces tirs n’ont fait aucune victime.
Le Hezbollah a lui revendiqué plusieurs attaques contre les forces israéliennes. Le mouvement affirme agir en représailles à ce qu’il considère comme des violations répétées du cessez-le-feu par Israël dans les villages du sud libanais. Samedi, il a notamment annoncé avoir ciblé une base militaire dans le nord d’Israël, précisant avoir visé “la caserne de Yaara” à l’aide de drones d’attaque.
Dans un communiqué, le Hezbollah a également critiqué la prolongation de la trêve, dénonçant les propositions visant à instaurer un mécanisme sécuritaire sous médiation américaine. Le groupe estime que ces initiatives constituent “une série de concessions gratuites” faites à Israël par les autorités libanaises.
Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé la mort d’un de ses soldats dans le sud du Liban, portant à 21 le nombre de militaires tués depuis le début des hostilités avec le Hezbollah au début du mois de mars.
Malgré les efforts diplomatiques pour contenir les tensions, la situation reste volatile. Les échanges de tirs, les opérations ciblées et les déclarations hostiles des deux camps témoignent d’un équilibre précaire.





















