La France et le Royaume-Uni organisent ce vendredi 17 avril à 14h (CET) une conférence internationale hybride depuis Paris, réunissant une trentaine de pays selon l’Élysée, afin de coordonner une initiative maritime dans le détroit d’Ormuz.
L’événement est coprésidé par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, en visioconférence, avec pour objectif affiché de définir les bases d’une mission multilatérale "purement défensive" destinée à garantir la liberté de navigation.
Un cadre diplomatique élargi à plusieurs puissances
La conférence s’inscrit dans une initiative franco-britannique baptisée "Initiative pour la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz". Elle vise à associer des États dits "non belligérants" prêts à contribuer à une présence navale de sécurisation, selon le média Franceinfo.
Parmi les participants confirmés figurent le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni. L’Élysée évoque la participation d’acteurs représentant l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Indopacifique et l’Amérique latine. Les États-Unis et l’Iran ont été informés de la tenue de la conférence, tandis que la Chine a été invitée à y participer, sans que son rôle soit précisé, étant simplement indiquée comme "la bienvenue".
La situation dans le détroit d’Ormuz entraîne des perturbations significatives du trafic maritime. Plusieurs navires restent immobilisés en raison des restrictions attribuées à Téhéran et du blocage américain. Cette voie maritime demeure essentielle pour le transport mondial des hydrocarbures, ce qui renforce l’impact potentiel de toute interruption prolongée.
L’initiative vise, selon l’Élysée, à "établir les conditions permettant aux bateaux de circuler en toute sécurité", dans une zone où les risques d’escalade militaire restent élevés.
Mission "défensive"
Macron a présenté cette initiative comme une réponse multilatérale visant à éviter toute escalade militaire. Dans un message publié sur X, il a affirmé qu’il s’agit d’une mission "purement défensive, destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit".
L’Élysée insiste également sur le fait qu’"il n’est pas question d’une opération militaire offensive", précisant : "Nous ne faisons pas la guerre et nous ne ferons pas la guerre". Une planification militaire est en cours, sans que les moyens précis, les règles d’engagement ou la coordination opérationnelle aient été détaillés.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie diplomatique présentée par Paris comme une "troisième voie" entre les pressions exercées par les États-Unis et les actions de l’Iran. L’objectif est de fédérer un groupe de pays non belligérants autour d’une approche de sécurisation maritime, sans engagement offensif.










