Reinhilde Van de Weerdt, la représentante de l'OMS dans les territoires palestiniens, a estimé que la situation sanitaire à Gaza restait "absolument catastrophique", aucun de ses hôpitaux n'étant pleinement fonctionnel.
"Il n'entre pas assez d'aide humanitaire à Gaza, et certainement pas assez pour permettre une extension significative et une restauration des services de santé", a-t-elle dit à la presse à Genève, s'exprimant depuis Jérusalem.
Elle a ajouté que le système d'autorisation d'Israël pour les fournitures médicales et autres fournitures humanitaires constituait un goulet d'étranglement majeur.
"C’est laborieux, chronophage, sans résultat garanti", a-t-elle dit.
De gros volumes de fournitures médicales attendent une autorisation pendant une durée médiane de 74 jours, a précisé Reinhilde Van de Weerdt, ajoutant que si celle-ci n'est pas accordée, "alors nous recommençons ce processus long et lourd depuis le début".
Reinhilde Van de Weerdt a souligné que les kits de santé standard utilisés dans le monde entier étaient ceux qui obtenaient le taux d'approbation le plus faible, tandis que les appareils de radiographie, le matériel de stérilisation et les pièces détachées pour les scanners et autres équipements essentiels "sont régulièrement rejetés".
"Nous avons besoin d'une entrée sans entrave et prévisible des fournitures humanitaires et médicales à Gaza, à grande échelle", a-t-elle plaidé.
Elle a appelé à l'ouverture de davantage de points de passage et à la publication de "directives claires" sur les procédures et les exigences.
La guerre génocidaire mené par Israël depuis le 7 octobre 2023, a laissé la majeure partie de Gaza en ruines et tué plus de 74.000 personnes, selon le ministère palestinien de la Santé.




















