FRANCE
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Inondation: plus d'un million de Franciliens vivent dans des zones à risque
Selon une étude de l'Institut Paris Region (IPR) parue lundi, près de 555 000 logements de la région Île-de-France sont exposés aux risques d'inondations par débordement, essentiellement le long de la Seine et de la Marne.
Inondation: plus d'un million de Franciliens vivent dans des zones à risque
Les quais de la Seine à Paris inondés en février 2026 / AFP

Plus d'un million de Franciliens, soit plus de 8 % de la population d'Île-de-France, vivent dans des zones directement menacées par une crue majeure, conclut cette étude de l’Institut Paris Region.
La Seine et la Marne entrent en crue très régulièrement en hiver mais, avec le réchauffement climatique, ces crues tendent à être de plus en plus importantes, malgré la révision de ces cours d’eau au XXe siècle.

Les fortes crues centennales, qui ont un risque sur 100 de se produire chaque année, ne sont pas prévisibles, mais le géographe urbaniste Ludovic Faytre, auteur des travaux, se veut rassurant. Ces deux fleuves se caractérisent par une montée des eaux lente sur plusieurs jours, même dans les cas de crues hors normes. La montée des eaux étant lente, cela laisse le temps de prévenir "d'importants dégâts matériels".

La crue majeure de la Seine en janvier 1910, à l’occasion de laquelle la submersion a été supérieure à un mètre, a duré plusieurs semaines et de nombreux quartiers sont restés inondés pendant tout ce temps.

Qui est le plus exposé?

Paris et sa proche banlieue concentrent plus de 70 % de la population potentiellement exposée aux inondations majeures. Le XVe arrondissement de la capitale, où le quartier de Beaugrenelle comprend plusieurs grands immeubles sur les berges de Seine, compte le plus grand nombre de personnes exposées (près de 70 000). Alfortville, dans le Val-de-Marne, est proportionnellement la commune la plus exposée (environ 45 000) de la région, suivie par Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Colombes (Hauts-de-Seine).

Comment se fait-il qu’autant de logements sont à risque alors que la France s’est dotée de plans de prévention des risques d'inondation (PPRi) dans les années 2000 est la question que pose cette étude. "Ces plans ont été extrêmement efficaces pour éviter l'extension de l'urbanisation dans les zones à risques. Ils ont un peu moins bien maîtrisé la densification", explique Ludovic Faytre.

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En d'autres termes, dans un contexte de forte demande de logements, certains sites industriels ont été convertis en zones de logements sociaux ou privés, construits le long des voies d'eau, pointe l'étude.

Selon des projections de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) restituées dans l'Atlas de la Métropole du Grand Paris, le retour d'une crue analogue à celle de 1910 au sein du périmètre métropolitain (130 communes) inonderait 600 000 personnes, laisserait cinq millions de personnes sans eau potable et un million sans électricité.

SOURCE:TRT français et agences