FRANCE
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Des lycéens français giflés par des policiers: des avocats portent plainte
Six avocats annoncent avoir déposé plainte et avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, "afin que les responsabilités soient établies".
Des lycéens français giflés par des policiers: des avocats portent plainte
Des lycéens bloquent l'entrée d'un établissement scolaire en Ile-de-France

Les faits se sont déroulés en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise. Les lycéens en question avaient participé au blocage de leurs lycées.

La semaine dernière, entre dix et quinze lycées d’Île-de-France ont été bloqués, avec des revendications très diverses selon les établissements.

"Ces pratiques scandaleuses participent d’une mécanique construite pour terroriser cette jeunesse des quartiers populaires", selon le communiqué publié ce dimanche par six avocats. Ils dénoncent des "violences policières d’une particulière gravité" à l’égard de plusieurs lycéens impliqués dans des blocus d’établissements.

Plusieurs exemples sont décrits. Un jeune de 15 ans est arrivé le visage en sang au commissariat. Un policier lui aurait écrasé le visage sur le sol. Dans le poste de police, il reçoit plusieurs gifles.

Un autre lycéen affirme avoir été frappé à l’intérieur de sa cellule. Des policiers lui auraient crié : "Ferme ta gueule", "Plus il parle, plus j’ai envie de le frapper". Un élève de 16 ans rapporte, lui, avoir reçu un coup de poing au niveau du foie lors de son interpellation, puis une gifle au commissariat.

Renforcement de la sécurité décidé

Le mouvement est parti du Val-de-Marne en début de semaine, selon une source académique. Tout a commencé au lycée Saint-Exupéry de Créteil et “ça s’est élargi très vite”, a assuré Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, qui a évoqué le manque d’assistants d’éducation, d’infirmières ou d’assistantes sociales.

Le ministère de l’Éducation et de l’Intérieur ont décidé de renforcer la sécurité des établissements scolaires, a-t-on appris dimanche soir.

Cette circulaire intervient alors que la mobilisation s’amplifie. La police a procédé à 31 interpellations dans l’agglomération parisienne.

Lors de la séance plénière du Conseil régional, mercredi 23 septembre, la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, s’est alarmée de la situation. Elle a dénoncé des actes de violence aux abords des lycées et des dégradations.

Le lycée France Uruguay, à Avon, a été confiné une partie de la journée en raison d’une agression et de tirs de mortiers à proximité.

Ces blocages ne sont pas politiques, mais répondent à des problèmes concrets différents dans chaque lycée, expliquent les rectorats aux médias.

À La Courneuve, où un blocage a eu lieu mercredi 23 septembre devant le lycée Jacques Brel, le syndicat Sud Éducation a dénoncé l’intervention de la police qui a abouti à l’interpellation "arbitraire" d’un élève. Selon lui, le rassemblement était pacifique, malgré "quelques pétards lancés".

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SOURCE:TRT français et agences